Le feuilleton du bras de fer qui oppose la corporation des adjoints d’éducation à leur ministère risque de ne pas connaître son épilogue et la situation menace de tourner au vinaigre suite aux décisions prises lors des derniers conclaves régionaux, tenus respectivement ce week-end à Sétif et à Oran ils nous renseignent sur la détermination d’un personnel prêt à se battre bec et ongles pour se faire entendre et adoptent, à l’unanimité le recours à une grève générale illimitée ponctuée par des démonstrations de rue, après 20 jours d’ultimatum.
En effet, selon les explications du représentant et porte-parole de la capitale des Hammadites, M. Ouadah, qui n’a pas caché sa grande désillusion et son désespoir suite, à la lenteur de la mise à exécution des engagements de la tutelle, la décision finale sera prise avant la fin de cette semaine après l’ultime rencontre avec le ministère de l’Education nationale, “les craintes que nous avons affichées après les négociations marathon avec la tutelle notamment après la reconnaissance de la légitimité des revendications soulevées, étaient attendues compte tenu de la profondeur du dossier présenté, contenant la réparation des erreurs commises par l’administration de Benbouzid”, nous a fait savoir notre interlocuteur qui n’est pas allé du dos de la cuillère fustiger les responsables désignés par le ministre, les négociateurs sont passés complètement à côté de leur mission “c’est plutôt une véritable fuite en avant, car au moment où nous avons vraiment cru en leurs bonnes intentions, aucune suite ne nous a été réservée et aucune démarcation n’a dissipé l’extrême méfiance de la base restée unie autour du même objectif auquel s’est greffé un combat syndical sous l’aile du SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’éducation).”
Cette prise de position donne le ton de ce que sera l’ambiance dans un secteur que l’Etat a toujours cherché les alternatives pour mettre un terme à ces crises répétées conséquences du système de replâtrage et de dépannage dont les retombées sont inéluctablement les perturbations éternelles de la scolarité des élèves.
Rabah Zerrouk
