l Une famille composée de cinq personnes, dont deux enfants âgés, l’un, de 18 mois et l’autre, de 4 ans, s’est retrouvée dans la rue depuis deux semaines, suite à un incendie qui a complètement endommagé son logis en préfabriqué au site Figuier Z et, 3 km à l’est de Boumerdès. Livré à lui-même, le père de famille Mohamed Abdelahoum ne sait plus quoi faire pour affronter cette situation cauchemardesque cauchemardesque qui dure depuis le 4 août.En leur absence, le chalet n°1, dont ils ont bénéficié, il y a année, dans ce site, a pris feu. L’incendie serait dû à une fuite de gaz butane, ou à un court-circuit, a-t-on indiqué.Les flammes ont ravagé le plafond et les cloisons du logis. La salle de bains, la cuisine et les deux pièces du chalet avec la literie et quelques meubles ont été brûlés. “Ma femme et mes enfants passent leurs nuits dehors, alors que je travaille à l’APC, comme gardien presque tout le temps”, s’inquiète Mohamed Abderrahmane. A l’exception des responsables de l’annexe départementale du Croissant-Rouge algérien qui, eux, ont offert des matelas et des couvertures, les pouvoirs publics ne se sont guère souciés de son cas. “Les requêtes que j’ai adressées à l’APC sont restées sans suite”, a-t-il encore témoigné. “Je n’ai plus de toit, clame-t-il, alors que la saison froide approche”.Regroupés dans une association récemment agréée, les 135 membres résidents à Figuier. Zet affichent leur solidarité avec cette famille “Nous allons utiliser tous les moyens pacifiques pour faire prévaloir le droit de ce couple et leurs enfants”, clame Mourad Chaâbane, président de l’association précitée. Il réclame dans la même optique l’amélioration du cadre de vie dans ce site, l’installation de ralentisseurs au niveau de la RN 24 voisine, où trois accidents mortels ont eu lieu en moins de trois mois. L’acheminement du courrier, l’entretien des chalets et le ramassage des ordures par les services de voiries. Le mêmes doléances sont pratiquement réitérées à intervalles réguliers par les populations sinistrées, des sites voisins de Haï El Louz et Ben Kenoucha, relevant de Thénia et au centre-ville de Boumerdès.
Salim Haddou
