La daïra de M’chedallah avec 80% de son territoire montagneux et de terrain fort accidenté n’a jusqu’à ce jour pas arrêté un plan d’intervention rapide et disponible pour la réouverture des routes en période d’hiver, une région qui, en raison de sa position géographique, à la moindre perturbation atmosphérique, entraîne des éboulements, avalanches et glissements de terrains qui bloquent les principaux axes routiers tel que la RN15 et la RN30 au même titre que d’autres chemins de wilaya et de communes qui desservent de nombreux villages de montagne.
Si pour le déblocage des voies d’accès, l’intervention des services concernés prend souvent moins d’une journée, en raison de la pression qu’exercent sur eux les citoyens des villages bloqués, pour l’entretien par contre, l’on continue à attendre la fin de l’hiver qui n’intervient qu’au mois de mai ; en raison du nouveau décalage des saisons, pour procéder d’abord, à une inspection avant de lancer l’opération d’entretien et de réparation. Pendant tout ce temps, les avaries qui se sont produites sur ces routes et dont les plus fréquentes sont les glissements de terrains qui obstruent les fosses d’évacuation des eaux de pluie ainsi que des affaissements sur la partie inférieure qui déclenchent le processus de dégradation de la chaussée ; des détériorations qui prennent de l’ampleur à cause du retard qu’ont met pour procéder aux réparations, qui ne sont au départ, que de simples retouches qui ne demandent pas de grands moyens pour la remise en état de la route ; mais prennent des proportions importantes à cause de la lenteur de leur prise en charge.
C’est ainsi que les citoyens assistent impuissants chaque année, au déblocage d’enveloppes assez conséquentes, destinées à l’entretien et réparation des routes dont l’ampleur de certaines avaries sont dûes à la défaillance humaine. Les exemples ne manquent pas, tel que le CW d’Ath Oualvane dans la commune de Saharidj récemment sous la forme d’un glissement de terrain sur plus de 300 m, qui s’est produit il y a un peu plus d’une année, et qui continue à grignoter sans arrêt cette route flambante neuve au point de prendre la forme, d’un véritable piège pour les usagers, il y a danger de mort en ces lieux appelés Ahriq Oucherridh ; de plus, elle ne tarderait pas à être complètement coupée à la circulation.
A l’heure actuelle, rien ne pourrait arrêter cet effroyable glissement de terrain dont l’origine est due à un simple glissement du système de gabionnage érigé en guise de mur de soutènement ; la 2e route secondaire récemment revêtue en BB est celle qui relie Saharidj à M’chedallah via Ath Ivrahim qui ne tarderait pas à connaître le même sort, en raison des avaries survenues sur le réseau d’AEP enfoui sous cette route et dont la fuite d’eau commence à provoquer des fissures doublées d’un début d’affaissement de terrain.
Si c’était un simple citoyen qui serait à l’origine de ces détériorations, il serait à l’heure actuelle, derrière les barreaux inculpé de destruction de biens de l’Etat.
Oulaid Soualah
