Prochainement, on procédera à la réalisation d’un château d’eau d’une capacité de 500 m3, apprend-on auprès du vice-président de l’APC. L’alimentation en eau potable de 9000 riverains dépend de la capacité de 4 réservoirs d’eau de 70 m3 chacun, lesquels contribuent à recouvrir une réserve de 280 m3, soit 31,11 litres par personne, ce qui, est au-dessous de la ration moyenne en eau potable, que devrait consommer un citoyen ou s’approprier comme réserve, sachant que chaque geste de la vie de celui-ci est étroitement lié à cette denrée précieuse, à savoir toilettes, lessive, vaisselle, préparation culinaire, travaux d’assainissement et autres. Demain, ce nouveau château qui compte une capacité 2 fois plus grande que celle des 4 réserves d’eau, à quelques m3 près, saura combler ce déficit aqueux, en participant à un accroissement de 55,55 litres d’eau en réserve par riverain, soit 86,66 litres pour chacun. Ces chiffres trahissent la réalité, en ce qu’ils ne rendent pas compte du véritable rapport qui définit la disponibilité de l’eau potable à Chorfa. En marge de tous ces symboles figés, l’eau dans la vie de tous les jours d’un Chorfaoui n’est disponible que par son absence, sinon que dans ce discours qu’on entend répéter comme une prière de l’eau qui manque beaucoup ». Sur 3 jours, l’eau ne coule qu’une seule fois, le temps de quelques petites heures, et au compte-gouttes. Certains achètent de l’eau à 400 DA pour 1000 litres que leur vendent des particuliers possédant des puits. On a vu même des enfants, des vieilles et des vieux remplir des jerricans qu’ils transportent dans leur main. 2 puits sont branchés aux 4 réservoirs suscités. A peine s’ils parviennent à remplir un seul pour parvenir à alimenter tout un village. Le citoyen interrogé, semble ne pas être prêt à oublier toutes ces années de sécheresse, où pas même une seule goutte n’a coulé des robinets 9 mois durant. Aujourd’hui, ce désagrément subsiste tel quel, à croire que le temps s’est figé sur ses inconvénients. Le manque est démésurable au point où l’espoir de chacun a fini par ressembler à un grand désert. Au reste, l’idée d’une source d’eau inépuisable est l’objet de toutes les discussions, laquelle est l’unique brèche susceptible de rendre l’espoir permis et verdoyant. Il s’agit bien de la Source Noire sur quoi notre intérêt s’est porté plus d’une fois dans nos précédents numéros. Nos citoyens s’interrogent : « Qu’en est-il advenu du projet de la Source Noire ? On a fait part de sa réalisation depuis plus d’une année, alors que notre village n’est pas encore à ce jour, alimenté de cette source ». Nous reviendrons prochainement sur les résultats de cette situation.
K. N.
