Un réseau d’assainissement imparfait

Aomar gare, dont on voulait faire au début un prolongement de Aomar Lekdim, pour répondre aux exigences en matière de logements, d’infrastructures médicales et d’activités commerciales, de ce dernier, suite à ce rôle qu’on lui a attribué, pris un essor plus grand que la « localité mère ».

Une métamorphose rapide, étendue et sur tous les plans, où les services compétents de l’APC trouvent du mal par exemple à prendre en charge les travaux non encore réalisés sur le réseau d’assainissement.

La sortie ouest de Aomar, une place très affluaente où stationnent des dizaines de fourgons, des bus desservant tous les villages de la commune, ainsi que les chefs-lieux de daïras de Kadiria et Lakhdaria, accueille un égout à ciel ouvert sur la rive de l’oued bordant la RN5.

Une exposition à l’air libre, des immondices nauséabondes agressent de plein fouet les passagers et les transitaires qui, selon un prestataire transporteur « devient beaucoup plus insupportable en période d’été, saison où on sent les odeurs depuis l’autre bout du trottoir ».

Plus haut, cette fois au centre-ville, plus précisément sur l’accès donnant vers la cité Bouiri Kaci, et que longe la voie ferroviaire, se dresse un immense regard collecteur où se joignent toutes les canalisations d’évacuation des cités Cnep, Maoudj, Bouiri Kaci, et autres collectivités locales, un point de chute des eaux usées, affirme un commerçant du coin qui’ « on ne s’est pas donné la peine de l’ouvrir, ce qui encourage des personnes peu civiques à y déposer leurs ordures ménagères ».

En face de ce vieux Hay de Bouiri Kaci qui serait construit dans les années 70, ont été érigés les chalets au rez-de-chaussée avec des toiles en tuiles de Sadi Moussa, qui eux, auraient vu le jour juste après l’indépendance, ces derniers plus particulièrement ceux avoisinant le chantier de construction de logements en LSP, déplorent la non prise en charge du raccordement du réseau interne vers la principale.

Bien avant que ne soit affectée la bande de terre longeant tout le côté bas de Sadi Moussa, les résidants, faute de conduites d’évacuation, signale un locataire « ont aménagé des sortes de rigoles passant par le lot attribué pour faire aboutir les jets dans le regard ouvert sur la voie publique », se plaint-il « on ne sait plus où orienter les eaux ménagères, et autres ».

Aomar se déploie sur d’autres espaces, elle fait des pas de géant dans le domaine du bâtiment, néanmoins sur le registre assainissement, il lui reste beaucoup à faire.

A. Cherif