Le centre universitaire Akli-Mohand Oulhadj de Bouira est paralysé par une grève enclenchée par l’UNEA (Union nationale des étudiants algériens). Aucun terrain d’entente ne semble être trouvé entre les étudiants et l’administration. Les étudiants, notamment ceux de l’institut des science économiques qui préparent le mastère refusent de reprendre les cours avant la satisfaction de leurs doléances entérinées dans une plate-forme de revendications d’une dizaine de points, citant entre autres l’équipement en chaufferie, des structures pédagogiques des instituts, l’ouverture d’une salle pour l’informatique avec connexion à l’Internet afin de permettre aux étudiants d’effectuer leur travail de recherche, l’ouverture d’une salle de soins et son équipement d’une ambulance, l’extension de l’actuelle bibliothèque de l’Institut de droit très surchargée tout en accélérant la cadence des travaux de la nouvelle bibliothèque.
Par ailleurs, nous apprenons que les étudiants du département de langue et culture amazighes s’apprêtent à leur tour,
à entrer en grève. Leur action de protestation est justifiée par » l’absence de salles ».
En effet, les étudiants en tamazight partagent par alternance la salle avec leurs camarades de lettres arabes.
Ces derniers ne sont pas forcément réceptifs aux besoins de leurs camarades puisque, apprend-on de la même source, ils leur refusent l’accès à la même salle. C’est donc, pour l’affectation de salles définitives que ces étudiants entrent en grève.
Rayane B.
