La Dépêche de Kabylie

Des terrains abandonnés en plein centre-ville

Les problèmes de stationnement et de circulation auxquels se trouve confronté quotidiennement Michelet seraient certainement résorbés si on se donnait la peine d’aménager les poches de terrain dégagées, suite aux démolitions de bâtiments APC/CNEP et des immeubles « Timsiline ».

Bien qu’il se soit, maintenant passé près d’une année, depuis qu’on a procédé à la démolition des bâtiments du centre-ville de Aïn El Hammam, les gravats et les détritus jonchent toujours le sol, empêchant de ce fait, toute activité sur le terrain libéré.

Des moignons de ce qui fut, jadis, des piliers, se dressent toujours, aussi menaçants avec leurs barres d’acier ancrées dans du béton. Les bosses et autres obstacles interdisent tout accès aux piétons ou aux véhicules ; cette aire est devenue par la force des choses, un réceptacle d’immondices de toutes sortes. C’est à croire que les cahiers des charges qu’on présente aux entrepreneurs ne s’embarrassent pas de détails, telle la remise en état des lieux, les délais de réalisation ou tout autre désagrément qu’on devrait éviter d’imposer aux paisibles citoyens.

Il semblerait que le bien-être de leurs concitoyens soit le dernier des soucis des bâtisseurs et des démolisseurs (plus nombreux, ces derniers temps).

Les traces des chantiers, considérés comme achevés, sont visibles à tous les coins de rue. Ainsi, il est fréquent de buter sur des dalles mal ajustées, dépassant le niveau du sol ou des restes de ferraille qui jaillissent çà et là dans des endroits où l’on s’y attend le moins. Le paysage « urbain », fait de décombres et de détritus, finit par repousser, même ceux qui se disent les plus jaloux de leur petite ville « aux paysages suisses ». Il suffirait pourtant de peu pour redonner un peu de vie à l’ex-Michelet.

Le passage d’un engin pour aplanir ce qui devrait l’être est vivement souhaité. La communauté gagnerait alors un parc de stationnement par-ci, une esplanade avec quelques bancs, par là, sans grever outre mesure, le budget de la municipalité.

A. O. T.

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