Le taux de suivi de la grève nationale des paramédicaux dans la wilaya de Béjaïa se situe autour de 70 à 80 %, selon les estimations du secrétaire national du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) chargé des wilayas du centre, Rachid Messaoudi, approché hier à 10 h à l’hôpital Khellil Amrane de Béjaïa. Cette grève de trois jours (25, 26 et 27 janvier ) a été déclenchée à la suite des tergiversations de la tutelle à propos de la promulgation et de la mise en application des statuts particulier des paramédicaux. Après deux années d’attente et de négociations des résultats en ce qui concerne notamment l’application du système LMD pour les paramédicaux pour leur permettre d’accéder à un meilleur salaire et de prodiguer des meilleurs soins, il ne reste plus aux travailleurs, continue notre interlocuteur, pour arracher leurs droits, que le recours au terrain de la protestation.
Le secrétaire général de la section syndicale de l’hôpital Khellil-Amrane, Slimane Yousfi, qui assure que la grève n’aura pas d’incidence grave sur les malades puisque le service minimum est assuré pour le service des urgences et les malades chroniques, soulève pour sa part le problème de logements pour les paramédicaux. Il précise que beaucoup de ses collègues n’ont toujours pas pu bénéficier d’un logement. D’un autre côté, il est à signaler qu’à l’EPSP d’Ihaddadene (ex-polyclinique), le représentant du SAP, qui a requis l’anonymat, a mis en avant le fait que des paramédicaux de Béjaïa, une bonne majorité à travers la wilaya, selon lui, ont refusé de suivre la grève pour marquer leur désaprobation concernant le limogeage, sans raison à leurs yeux, de deux de leurs pairs, les syndicalistes I. A. et T. N., par la centrale syndicale d’Alger.
B. Mouhoub