Les routes fréquentables deviennent de plus en plus rares ces derniers temps. Si le problème semble affecter de nombreuses communes, à Ain El Hammam, les divers travaux qui s’y sont déroulés ont achevé les derniers tronçons encore en bon état. Le chemin communal reliant la RN 15 à la RN 71 entre Tiqerrabine et Ahechad en est la parfaite illustration. Le bitume réalisé, il y trois ans n’a pas survécu aux hivers et les passages d’engins de travaux publics mis à contribution pour le désenneigement. Raviné par les eaux pluviales, coulant anarchiquement, d’un côté, et grignoté de l’autre par un trottoir plus dangereux qu’utile, il ne peut permettre à deux véhicules de se croiser, dans de bonnes conditions. Une seconde d’inattention peut causer l’irréparable. La semaine dernière, de sérieux dégâts matériels ont été occasionnés à une voiture légère de marque « Peugeot 206 » dont le chauffeur avait ralenti pour éviter une crevasse. Le véhicule suiveur, ne connaissant probablement pas la région, n’a pas pu éviter de l’emboutir. Les occupants quant à eux, s’en sont sortis indemnes mais avec une peur bleue. Sur plus d’un kilomètre, les croisements sont devenus problématiques alors que les dépassements sont quasi nuls.
Les piétons, fuyant les trottoirs étroits et dangereux, accroissement les difficultés de la circulation automobile. Plusieurs passants se sont, d’ailleurs, plaints d’être tombés, après avoir buté sur des obstacles, se trouvant sur cet espace qui leur est réservé. Les eaux de pluie n’empruntent plus le fossé, éternellement obstrué par les gravats et des ordures. Coulant sur la chaussée, elles creusent le fossé du passage des conduites de gaz, fraîchement refermé. Les automobilistes, peu pressés, préfèrent effectuer un détour plus long par « l’embranchement ». Un chemin plus sûr et moins encombrant pour fuir les nombreux désagréments de cette traverse. La situation a trop duré. Un regard de ce côté ci de la commune, est plus que souhaitable pour parer au plus pressé.
A. O. T.
