Habitat rural : encore des blocage

Doit-on conclure que certains ne ratent pas l’occasion d’entraver la bonne marche du programme de l’habitat rural ? En tout cas, les bénéficiaires de l’aide de l’Etat n’en pensent pas moins.

« C’est à croire que, au lieu de prêter assistance à leurs concitoyens et leur faciliter la vie, certains cherchent plutôt à trouver la faille pour les disqualifier de cette opération, initiée pourtant par le président de la République. Les textes relatifs à cette opération ne sont disponibles nulle part », se plaignent les concernés. On sait seulement que l’interprétation se fait au détriment des citoyens.

A un moment, on avait bloqué les permis de construire, pour des futilités alors que les postulants étaient détenteurs de décisions d’attributions.

Par la suite, le wali ayant autorisé les constructions en surélévation, l’opération avança très vite et les deux premières tranches débloquées.

Il y a quelques mois, un nouveau « couac » qui n’a pas lieu d’être, surgit, au moment où les autorités décident d’accorder une rallonge de 20 millions de centimes aux bénéficiaires d’après avril 2009. On fait un pas en arrière pour remettre en cause, encore une fois, les constructions en surélévation qu’on avait autorisées auparavant.

Cette fois, la contradiction est de taille. Après voir accordé les deux premières tranches aux concernés, on leur refuse la troisième ainsi que la rallonge de vingt millions de centimes, sortis des caisses de l’Etat, cela s’entend.

Les concernés ne savent pas à quel saint se vouer. Ils ont bel et bien reçu trente millions de centimes sur les soixante-dix que l’Etat leur a accordés. Doivent-ils alors rembourser ou attendre qu’ »une âme charitable » daigne enfin remettre les pendules à l’heure ? Pourtant, tout a été mis en œuvre au départ, pour que cette opération (2005-2009), faisant partie du programme de logements initié par le président de la République soit une réussite.

Il est clair que ce n’est pas avec cinquante millions de centimes qu’on construit un appartement (avec charpente s’il vous plaît !). Ces entraves au demeurant très bizarres, ne sauraient s’expliquer autrement que par des dessins politiques.

« Si les autorités ont débloqué de l’argent pour aider les citoyens, que les sous fifres se mettent de côté, pour laisser les gens travailler en paix », clame, dépité, une fonctionnaire, lui aussi bénéficiaire de cette aide.

A. O. T.