Plus de 64 tonnes de cannabis saisies

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Lors d’un point de presse, hier, au siège du commandement de la Gendarmerie national d’Alger, le commandant Mounir Merouche, chef du bureau crime organisé de la police judiciaire, a présenté à la presse nationale le bilan annuel des activités de la police judiciaire concernant notamment le crime organisé. L’activité de la police judiciaire enregistrée par les unités de la Gendarmerie nationale durant l’année précédente, a atteint, selon le commandant, 50 264 procédures comprenant 3 980 crimes, 35 414 délits, 230 contraventions et 10 640 exécutions de mandats de justice. La comparaison de cette activité avec celle de l’année 2008 (49 992 affaires), fait ressortir une légère hausse de 0,54% en matière d’affaires traitées et une baisse de 4,57 en matière de personnes arrêtées (65 159 personnes en 2009). Cette criminalité englobe le trafic de stupéfiants qui a connu, selon le conférencier, une augmentation sensible, d’autant que la saisie a atteint des records en 2009. Ainsi la saisie de cannabis a dépassé les 64 tonnes avec 3 253 affaires traitées qui représentent 27,25% de la criminalité organisée, soit une hausse de 9,16% par rapport à 2008, le trafic d’armes et de munitions avec 1 040 affaires traitées, le trafic de véhicules 401 affaires contre 620 affaires en 2008, la délinquance économique et financière 136 affaires, la contrebande 3 989 affaires, l’immigration irrégulière 1 831 affaires, ce qui représenten 15,34% de la criminalité organisée, soit une hausse de 4,33% par rapport à 2008, et les faux qui ont enregistré une baisse par rapport à l’année 2008 avec 1 120 affaires traitées.

En outre, l’action des unités de la Gendarmerie nationale s’est traduite par un taux de résolution de 83,74% des affaires traitées, le taux des affaires non résolues est de 16,26% et concerne particulièrement celles de la contrebande (70,59%) et des atteintes contre les biens (53,97%). Notons que l’activité globale de la police judiciaire fait ressortir une répartition de 16,55% concernant les infractions aux lois spéciales, 23,57% pour le crime organisé, 21,17% de mandats de justice et 38,13% de criminalité de droit commun. “L’étendue des frontières terrestres et maritimes de l’Algérie ainsi que la configuration des espaces désertiques et accidentés constituent un facteur favorisant l’évolution des activités criminelles transfrontalières, particulièrement le trafic de stupéfiants, la contrebande et l’immigration irrégulière’’ poursuit notre interlocuteur. Concernant les affaires traitées en 2009, les unités de la Gendarmerie nationale ont traité 11 936 affaires, contre 12 119 en 2008, soit une baisse de 1,51 %, 18 368 personnes ont été arrêtées (20 338 en 2008), soit une baisse de 9,68%. D’autre part, la contrebande enregistre une baisse de 7,72% par rapport à 2008, avec 3 989 affaires traitées, qui représentent 33,42% de la criminalité organisée, et 2 034 personnes arrêtées avec une baisse de 30,86 % par rapport à 2008. Dans ce domaine, les unités de la Gendarmerie nationale ont procédé à la saisie de 481,591 tonnes de produits alimentaires, soit -70,81% pae rapport à 2008, 88.470 articles d’effets vestimentaires, soit -30,98% par rapport à 2008, 3.097 têtes de cheptel, soit +60,80% par rapport à 2008, 7 312bouteilles de boissons alcoolisées, soit 15,60% par rapport à 2008,1.506.652 litres de carburant, soit +32,27% par rapport à 2008, 962.415 paquets cigarettes soit -77,67% par rapport à 2008, 687 véhicules et 13.334.911 pétards. Enfin, l’accomplissement du service de la Gendarmerie nationale repose sur le déploiement de dispositifs de surveillance de l’environnement destinés à la sécurisation des personnes et des biens ainsi qu’à la prévention et à la lutte contre les différentes formes de criminalité. Les dispositifs engagés dans le cadre de l’exécution des missions de la Gendarmerie nationale qui intègrent les différentes composantes reposent selon le commandant Mounir Merouche, sur la complémentarité et la continuité dans l’action. Ainsi, la lutte contre la criminalité transfrontalière a conduit à la mise en place dans l’espace de dispositifs, à trois dimensions: sur les frontières, en profondeur et sur les voies de communications et soutenus par des capacités spécialisées en matière d’enquêtes et d’investigations, développement de la chaîne de police judiciaire, création de l’EPJ, mise en place de l’INCC et professionnalisation de la ressource humaine.

Y. Maouchi

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