L’offre en logements sociaux insuffisante

Au vu de la forte demande exprimée en matière de logement social dans la commune de Boghni, des efforts supplémentaires doivent être consentis pour relancer ce type d’habitat, ou du moins concrétiser comme programmé dans les meilleurs délais. En ce sens, il faut savoir qu’il a fallu attendre plus d’une décennie pour attribuer un quota de 98 logements dans des conditions jugées tout à fait normales, même si de nombreux recours ont été introduits par des postulants affirmant subir une injustice. Au demeurant, depuis l’été dernier, soit la période où les listes des bénéficiaires ont été rendues publiques, l’on attend toujours avec impatience la dernière étape du processus d’attribution, à savoir l’établissement de la liste définitive des attributaires.

Ensuite, il faudra s’attendre à d’autres péripéties liées beaucoup plus à la préparation des conditions de relogement des bénéficiaires d’autant plus que certains sites n’ont pas connu l’achèvement total des travaux, en plus des opérations de viabilisation, tels que le raccordement aux réseaux d’assainissement et d’alimentation en eau potable et du gaz de ville.

Toutefois, pour ce genre de situation, les familles savent comment prendre leur mal en patience, car en fin de compte l’essentiel pour elles c’est qu’un jour elles seront abritées dans un logement décent.

Ce qui reste à faire à Boghni, même si la tâche s’annonce un peu difficile, c’est d’agir de sorte que le logement social retrouve sa place dans la politique de l’habitat de la commune.

Pour le moment cette préoccupation est au centre du programme de développement de la commune en collaboration avec les services de la daïra, de la subdivision de l’urbanisme, auxquels incombe la responsabilité de trouver les moyens de mettre en œuvre un plan d’action en faveur du logement social locatif, la seule formule qui permettra à l’avenir de faire valoir le droit à un toit décent, surtout lorsqu’on sait que des poches d’habitats précaires ne sont pas encore éradiquées. A titre d’exemple, les habitants de l’ex base-vie attendent le lancement de 75 logements, en plus des résidents de la cité brûlée en quête d’un recasement et de même pour des familles soumises à des conditions de vie insupportables du côté du quartier El Anasser sans oublier pour autant le millier de demandeurs inscrits sur les registres des services de la daïra.

M. Haddadi