Si en 2008 cette production était de 71 millions de litres, la saison écoulée, elle est passée à 82 millions de litres, soit 11 millions de litres de plus. Les responsables du secteur dans la wilaya estiment que la capitale du Djurdjura peut faire mieux. Ils misent d’ailleurs, sur une production plus importante pour 2010. “Vous n’avez encore rien vu !” semble-t-il dire. Il faut dire que la wilaya de Tizi Ouzou possède un potentiel important en la matière resté longtemps peu exploitée, celui-ci est en train d’attirer plus d’intérêt des pouvoirs publics mais aussi des villageois. Plusieurs jeunes optent, en effet, sur cette activité. Les différents dispositifs mis en œuvre à l’exemple de l’Ansej, afin de booster le métier a été pour quelques chose dans la redynamisation du secteur. Tizi Ouzou compte actuellement 24 000 éleveurs qui investissent de plus en plus dans la filière grâce notamment au contrat de performance initié par la tutelle. L’état, à travers la direction de l’agriculture de la wilaya, a encouragé l’activité, la revue à la hausse de la subvention octroyée pour l’éleveur qui passe de 7 à 12 DA le litre est peut-être la parfaite illustration de cette volonté d’aider la filière d’aller de l’avant. Les éleveurs ont rendu la pareille en multipliant les efforts afin d’approvisionner en quantité suffisante de lait que compte la wilaya. Par ailleurs, on a appris que les services vétérinaires de la wilaya ont procédé à la vaccination de pas moins de 154 704 têtes de bétail dont 59 306 vaches durant l’année écoulée. C’est dire que les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre tous les atouts du côté des éleveurs qui devront se sentir pris en charge. C’est ce qui a certainement permis ce véritable envol pris par l’activité de production de lait qui semble en outre, avoir de beaux jours encore devant elle. Cela à l’image d’ailleurs des différents filières du secteur de l’agriculture.
Un secteur qui concurrence désormais les autres domaines en mettant les bouchées doubles. Ce sursaut d’orgueil a tardé à venir dans une wilaya à vocation agricole. Mieux vaut tard que jamais, doit-on dire, mais au vu de ce retard qualifié d’important par les spécialistes, beaucoup reste à faire dans le domaine.
M. O. B.
