Alain Giresse, quel bilan tirez-vous de cette CAN-2010 ?
Elle a été moins ouverte et moins prolifique en buts qu’en 2008 où cela avait été très spectaculaire. Cette année, c’était plus fermé. Il y a certes eu de l’engagement et de l’intensité, mais il n’y a pas eu autant de folie qu’avant. Le jeu est plus cadré désormais. C’est un petit peu plus européen.
L’Egypte a réussi l’exploit de conquérir trois fois de suite le titre continental en dominant (1-0) le Ghana. Ce sacre est-il mérité ?
Evidemment. Les Pharaons ont montré une grande discipline et ils avaient l’équipe la plus solide. Ils étaient également animés d’une très grande motivation par rapport aux mondialistes qui avaient peut-être la tête ailleurs.
Cette CAN-2010 a-t-elle révélé certains talents ?
Il n’y a aucun joueur qui a survolé la compétition. Les grands noms (Eto’o, Drogba, Essien, Obi Mikel, Kanouté…) ont été très discrets. Sur le plan individuel, personne n’est vraiment sorti du lot. Mis à part peut-être le buteur égyptien Mohamed Naguy. Mais même lui était un remplaçant, c’est pour dire…
Comment avez-vous jugez l’organisation mise en place par l’Angola ?
De notre point de vue, il n’y a pas eu de soucis. Les terrains d’entraînement étaient bons. Certains journalistes ont galéré, mais pas nous. On a juste attendu trois heures notre avion à l’aéroport, mais ce n’était rien.
