Solutions trouvées : ne pas renvoyer les élèves qui ne porteraient pas les blouses, travailler les mardis soirs et même les samedis matins si tous les acteurs étaient d’accord (professeurs, élèves, parents), suppression des heures de rattrapage pour les élèves étudiant tamazight. Pas pour longtemps.
L’intersyndicale unpef et Cnapest appellent à une grève illimitée pour exiger de la tutelle l’application du régime indemnitaire avec effet rétroactif et d’autres revendications professionnelles.
Vingt-deux jours de grève. le ministère et les syndicats ont trouvé un terrain d’entente en installant plusieurs commissions qui se chargeront de résoudre les problèmes. A la mi-janvier, le Sete/UGTA de Tizi Ouzou appelle à une grève de deux jours pour exiger de l’académie l’installation d’une agence comptable à même de trouver des solutions définitives à toutes les situations pendantes des fonctionnaires depuis des années. Ce deuxième trimestre s’annonce encore rétréci. Les avancées dans les programmes piétinent.
De leur côté, les élèves n’ont pas encore leur notes. “On ne sait vraiment pas comme nous organiser. On n’a pas encore nos notes. On ne sait pas si l’année ira jusqu’à sa fin”, nous a dit un élève de 2e AS. Mais ce sont beaucoup plus les terminales qui ont très peur. “Si on avançait la date du bac à cause de la Coupe du monde. Ce n’est pas facile de terminer les programmes à temps.
Et cela, même si on travaille pendant les vacances de printemps”, estime cet autre élève de terminale. Une autre grève observée le premier et le deux février à l’appel des syndicats autonomes, à savoir l’Unpef et le Cnapest ont forcé de nombreux petits chérubins à rester encore chez eux. Un autre mouvement de grève dans les lycées est annoncé. “Si la protestation reprenait, nous irons vers une année blanche car le ministère ne veut pas en finir avec ce qui a été signé avec lui. Pour le moment, la commission ad hoc n’a rien fait. Je peux vous dire que c’est un retour à la case départ.
Que chacun prenne ses responsabilités et respecte ses engagements, car à notre niveau, nous avons pris les nôtres”, nous a déclaré un membre d’une action du Cnapest dans la région.
Tous ces mouvements même si les parents ou les élèves les jugent légitimes perturbent au plus haut point les scolarisés qui se trouvent parfois en congés forcés les poussant à relâcher et ne pas poursuivre comme il se doit leurs études dans la sérénité, à quoi il faudra ajouter que des retard commencent à apparaître au niveau de tous les paliers du primaire jusqu’au secondaire en passant par le moyen. A quand des solutions définitives à même de garantir une scolarité normale aux enfants ?
Amar Ouramdane
