Des villageois bloquent la RN12

Les villageois de la commune de Taourirt Ighil reviennent, pour la énième fois à la charge. Après avoir mis sous scellés le siège de l’APC la semaine dernière, leur colère s’est déversée hier dans la rue en fermant la RN12 reliant la wilaya de Béjaïa à Tizi-Ouzou à la circulation au lieu dit Lambert.

lls ont à l’occasion réitéré leur principale revendication, à savoir « le départ du P/APC ». Pourquoi ? Les protestataires accusent le maire d’avoir trié sur le volet les bénéficiaires des vingt-quatre postes d’emploi dont a bénéficié la municipalité dernièrement. Des bénéficiaires, accuse-t-on, qui seraient proches du P/APC. Celui-ci déclare que l’opération d’octroi des vingt-quatre postes d’emploi s’est déroulée dans la transparence et en présence des membres de l’assemblée, en soulignant qu’il est impossible de satisfaire toutes les demandes. Selon lui, soixante-dix jeunes avaient postulé pour cinq postes de gardien, d’où le mécontentement des candidats non retenus.

Les villageois mécontents ont, par ailleurs, décoché des flèches en direction des pouvoirs publics qui, selon eux, n’ont pas encore pris en charge leurs revendications. Des revendications portant, entre autres, sur la mise à niveau de la zone d’activité de la commune, l’aménagement du chef-lieu communal de Taourirt Ighil et tant d’autres revendications relatives notamment à l’amélioration des conditions de vie des habitants de la région.

Ils soulignent en outre qu’ils attendent des pouvoirs publics « du concret et non des promesses sans lendemain ». Non loin de la commune de Taourirt Ighil, les lycéens d’Adekar ont eux aussi séché les cours hier. Le sempiternel problème du chauffage a été encore une fois mis sur le tapis.

D’après eux, les chauffages dans les salles de classe aux vitres brisées n’ont pas fonctionné des années durant. Ils ont également soulevé le manque d’effectifs au niveau de leur établissement scolaire, notamment les adjoints d’éducation.

D. S.