Il a fallu que des vies humaines soient sacrifiées pour voir enfin le passage à niveau qui traverse le chef-lieu de la commune gardé. En effet, les citoyens qui n’ont pas cessé de tirer la sonnette d’alarme sur ce danger qui guette les riverains reviennent à la charge à chaque fois qu’un accident se produirt. La goutte qui a fait déborder le vase est celle du mois d’août dernier, lorsqu’un sexagénaire a trouvé la mort dans cet endroit même, fauché par un train. Un mouvement de protestation s’est alors enclenché, ce qui a fait réagir les responsables à différents niveaux.
Ce jour-là, faut-il le rappeler, le responsable par intérim de la Direction des transports de la wilaya ainsi qu’un délégué de la SNTF se sont rendus sur les lieux de la protestation et ont écouté les revendications des citoyens.
L’action n’a pas été vaine, puisque le département de Amar Tou a délivré un document qui classe ce passage parmi les gardés. Mais la mise en application de cette directive n’a vu le jour qu’après un similaire accident qui a coûté la vie à un quinquagénaire, marchand de fruits et légumes de son état et causé des blessures à son fils de 17 ans qui a échappé à une mort certaine. Depuis, quatre gardiens qui assurent la garde de ce passage à niveau ont été installés d’une manière officielle. Voyant ces gardes aux gilets rouges, les citoyens ont poussé un ouf de soulagement et la satisfaction se lit sur les visages.
M. Smaïl
