A l’instar de nombreuses localités de la wilaya, nombreux sont les établissements scolaires tout paliers confondus (primaire, moyen, secondaire) qui ont répondu favorablement à la grève initiée par les syndicats autonomes : CNAPEST et UNPEF, dans les régions de Draâ El Mizan et de Tizi Ghenif.
Il faut dire qu’au rythme de ces mouvements répétitifs, le spectre de l’année blanche plane d’autant plus que les syndicats précités comptent revenir à la protestation dès le vingt-cinq février prochain avec une grève d’une semaine reconductible « C’est une année très dure un retard d’un mois est déjà enregistré dans certaines matières, si ce n’est plus », nous a confié un professeur au lycée Hamdani Saïd. Les protestataires affirment que rien n’a été fait depuis la suppression de la grève de vingt et un jours. « Selon toutes les informations dont nos disposons, c’est toujours le flou autour des revendications, le régime indemnitaire avec effet rétroactif, la gestion des œuvre sociales, la médecine du travail et bien sûr le départ à la retraite » a ajouté un autre intervenant. Du côté des parents, c’est une vive inquiétude. « Nos enfants sont déstabilisés par ces mouvements successifs. Tout leur élan est cassé.
Ils ne savent pas encore s’ils vont aller jusqu’à la fin de l’année. Certes les professeurs ont raison, mais il est temps aux responsables du secteur de trouver des solutions », nous a dit un parent d’élève. Les lycéens, faudra-t-il le souligner, jusqu’à présent attendent toujours leurs bulletin trimestriels. « Nous n’avons pas toutes nos notes. Nos moyennes ne sont pas connues. On avance à qui mieux. Même pour les devoirs du 2e trimestre, ce n’est pas clair », a préféré nous répondre un élève de 2e AS. Notons enfin qu’à quelques jours des vacances de printemps, les élèves ne savent plus s’ils vont composer. L’année scolaire en cours est la plus perturbée de ces dernières années.
Amar Ouramdane
