Le lycée Aomar, une des premieres implantations dans la zone aux côtés de la cité Cnep, s’étend sur plusieurs hectares ; la partie faisant face au portail d’entrée est continuellement occupée par diverses infrastructures en comparaison à l’aile gauche de l’assiette qui n’accueille qu’une suite au rez-de-chaussée. Ce dernier bâti est composé de plusieurs classes réservées aux seuls élèves de niveau de première année secondaire dans les filières Sciences et Lettres, lesquels Dieu merci ont tendance à se rapprocher bien souvent de la grande cour affluante aux heures de récréation, plutôt que de l’espace de détente qui leur est réservé. Ils ont de la chance de ne pas souvent circuler devant l’extérieur immédiat des salles de cours, affirme l’un d’eux. “Au départ les années 90 à peu près, le mur d’enceinte n’était fissuré qu’en certain endroits”. A l’image des 50 m linéaires environs qui couvrent la partie gauche du lieu d’études des 1ère AS, puis cette vieille surélévation, se souvient-il “a commencé petit à petit à perdre de son équilibre vers l’intérieur du lycée Aomar”.
Après cela, il n’est point utile d’être un expert en la matière pour savoir qu’un mur de clôture qui ne tient pas du tout sur ces bases peut à tout instant pencher davantage dans le sens de l’inclinaison de départ. Surtout si un séisme de magnitude 6,5 sur l’échelle de Richter a lieu et trouve sur son couloir une construction à peine “enracinée” ou peu soutenue, “il n’en fera qu’une bouchée… évidemment.!”
C’est ce qui s’est produit en 2003 avec le séisme de Corso, dont les fortes secousses telluriques ont ébranlé presque l’ensemble des villes du Centre du pays, y compris Aomar. “Un phénomène naturel se rappelle l’étudiant “qui suite à la forte poussée, a incliné encore davantage le mur vers le lycée Aomar”.
Mais puisque de part et d’autre, ce “danger est permanent” il n’y avait au départ que cette tranche d’âge comprise entre 16 à 19 ans consciente de ses faits et gestes. nous étions plus ou moins rassurés qu’il n’allait se passer rien de grave.
Cependant, avec l’inauguration de l’école primaire Walid Mahfoudh, voisine du lycée Aomar, s’inquiète l’élève, “il n’y a pas du tout lieu de dormir sur ses deux oreilles, avec les enfants qui rôdent par là”. En effet, chaque matin, les scolarisés de Mahfoudh Walid empruntent le sentier longeant tout le mur qui tend à s’incliner jusqu’à toucher le sol. Pour l’heure ces innocents ne s’aventurent pas de ce côté, mais demain… qui sait ?
A. Chérif
