En plus du marasme social, de l’érosion criarde du pouvoir d’achat et de l’absence de lieux de culture, de sport et de détente, s’ajoute les tracas de coupures rituelles de courant électrique, de connexion et de tonalité. En effet, dès les premiers caprices de la nature, en cet hiver pourtant peu rigoureux, le courant électrique fausse la partie. un petit toussotement de la nature suffit à plonger la localité dans le noir et l’isolement. comme si le calvaire de la cherté et du chômage ne suffisait pas. Ceux qui choisissent l’Internet comme refuge, sont souvent déçus car à chaque fois un ingrédient manque à la soupe. Si ce n’est pas l’électricité, c’est la lourdeur de la connexion qui se dresse devant eux et les empêche de s’évader via le web.
Certains des internautes que nous avons sollicité à ce sujet n’ont pas manqué de manifester leur déception : « Même cette fenêtre qui nous permet d’oublier un temps soit peu, les aléas de notre quotidien, nous est confisquée fréquemment. Lourdeur, déconnexion et indisponibilité des volts sont omniprésents », disent-ils un d’entre eux, frustré par l’état des lieux tonnera : « D’autres malheurs nous attendent, seulement ils viennent à pied. Ils auraient dû prendre l’avion pour qu’on en finisse rapidement ».
Un confrère de la presse écrite qui devait absolument envoyer son papier à la rédaction de son journal et qui n’a visiblement trouvé aucun moyen pour le faire, tempestera : « Ce n’est pas vrai ! Rien ne va, ni l’Internet, ni le fax et ni même la tonalité du téléphone fixe ne sont disponibles. Un vrai noman’s land ».
Notre confrère a dû balancer son papier par mobile ce qui lui a coûté une carte Mobilis de 2000 DA. Quant aux commerçants qui sont souvent contraints de jeter leurs produits à cause des rituelles coupures de courant, les propos sont virulents et trouvent que Sonelgaz a beaucoup à faire pour mériter son statut de société nationale. De toutes les manières, les différents clients et les différents usagers de Sonelgaz et d’Algérie Télécom se déclarent insatisfaits, des prestations fournies par les deux sociétés. C’est dire que si le marché s’ouvre à la concurrence, beaucoup claqueront la porte.
Hocine T.
