“Avec un peu plus de chance j’aurais fait meilleure carrière”

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Rubrique animée par Hamid Oukaci

La Dépêche de Kabylie : Pour commencer présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis né le 09/03/1970 à Azazga, où j’ai commencé à taper dans le ballon très jeune dans mon quartier, avant de joindre le club de ma ville, la jeunesse sportive d’Azazga en catégorie minime, c’était en 1982.

Comment avez-vous rejoint la JSK ?

En réalité, les dirigeants de la JSK m’ont découvert lors d’une rencontre avec les juniors du club, alors que j’ai joué avec la sélection de wilaya, mais j’ai dû attendre la sélection d’avant saison, pour effectuer des tests concluants avec les cadets, mais l’entraîneur des juniors qui m’a vu déjà à l’œuvre, a insister pour que j’intègre directement l’équipe junior malgré mon jeune âge et j’ai eu aussi à effectuer tous les tests en catégorie cadette, donc mon aventure avec la JSK a commence en 1984.

Vous vous souvenez de votre premier match avec les seniors ?

En réalité je ne me souviens pas exactement de mon 1er match avec les seniors, tout de même je me souviens que le duo Khalef et Zywotco m’ont intégré en équipe seniors en 1988 pour les entrainements, l’année d’après j’ai intégré directement l’équipe seniors mais je ne jouais pas souvent et j’ai attendu ma chance pour prouver mes capacités, chose faite, puisqu’a partir de 1991, je jouais régulièrement.

Vous-êtes promu en seniors très jeune, comment avez-vous trouvé le climat au sien de l’équipe ?

Tout d’abord je ne suis pas étranger puisque j’ai pratiquement joué trois années au club, ensuite j’ai commencé à m’entraîner avec les seniors une année avant, donc mon intégration avec l’équipe seniors était très facile, sans oublier bien sûr l’apport des anciens qui ne cessaient de nous orienter et nous donner des conseils, à l’époque la JSK était connue par sa rigueur et sa discipline, donc chaque joueur qui est recruté suivra automatiquement, tout de même j’avoue que j’avais de la chance de trouver de grands joueurs au sien du club à l’image de Sadmi, Haffaf, Amara et Adghigh qui étaient des modèles à suivre.

Mais tout de même, vous avez eu quelques problèmes durant vos débuts avec les seniors ?

Certes, au début le public ne m’a pas adopter facilement, au début il n’a pas accepte que je prenne la place d’un ancien joueur, je n’était pas le seul cas, mais la majorité des jeunes joueurs quand ils jouent et un ancien reste au banc, le public n’admet pas ça facilement mais avec le temps, j’ai réussi a m’imposer car je me suis concentré sur le travail et j’avais la confiance de l’entraineur puisqu’il m’incorporé dans l’effectif cela veut dire que je donne entière satisfaction sur le terrain.

Quels sont les moments forts que vous avez vécus avec la JSK ?

J’ai passé beaucoup de bons moments avec le club, à commencer par la Coupe d’Afrique des clubs champions que j’ai gagné à l’âge de 20 ans, j’ai aussi remporté un titre de championnat, deux coupes d’Algérie en 1992 et 1994 et deux coupes de la CAF, je dirais que j’ai passé les meilleurs moments de ma vie avec la JSK, chaque match gagné avait sa saveur, en plus de tout cela il y a cette satisfaction d’accomplir son devoir envers les supporters et le club car avant d’être joueur j’étais déjà supporter du club donc, défendre ses couleurs était un honneur pour moi.

Durant votre passage à la JSK, quel est match qui vous est resté en mémoire ?

Vous savez il y avait plusieurs matchs qui m’ont marqué surtout les finales des coupes d’Algérie et aussi celle des coupe d’Afriques soit des clubs champions ou de la CAF, dans le championnat je dirai que durant les trois saisons 1991-992,1992-1993et 1993-1994 j’ai été au top de ma forme et j’ai réalisé de grands matches, je me souviens de la rencontre remportée face a l’us Chaouïa sur le score de 4 à 2 où j’ai réussi à inscrire deux buts il y avait aussi le match contre le MCO.

Malgré que vous étiez au top de votre forme, vous avez quitté la Jsk en 1995, quelles sont les raisons ?

En réalité je devais quitter la Jsk en 1994, à l’époque Khalef était entraîneur de Oujda donc il m’a proposé de le rejoindre, avec toutes les modalités et j’ai même signé le contrat, malheureusement Khalef est parti du club avant même que je ne finalise mon transfert, donc je suis parti au Maroc et je suis revenu à la JSK, durant toute la saison 1994-1995 je jouais rarement, alors j’ai pris la décision de partir ailleurs où je pourrai jouer d’avantage.

Vous avez roulé votre bosse dans plusieurs clubs quelle est la différence entre ces derniers et la JSK ?

Effectivement, après mon départ de la JSK j’ai joué à la JS Bordj Menail pendant une saison, en suite j’ai intégré la JSM Béjaïa et enfin Telidjane où j’ai joué pendant deux saisons, malheureusement nous avons raté l’accession dans les ultimes journées du championnat. Pour revenir à votre question je vous dirai tout simplement que c’était incomparable au niveau des moyens. La JSK dispose de tout et aussi de challenge puisqu’elle vise toujours les titres dans toutes les compétitions.

Vous êtes revenu par la suite à la JSK, comment aviez-vous trouvé le club ?

Pendant les années que j’ai passé loin de le Jsk, il y avait beaucoup de changements, tout d’abord je n’ai pas trouvé la majorité de mes ex coéquipiers, il y avait ceux qui ont arrêté et ceux qui ont changé de club, donc j’ai trouvé une autre mentalité et surtout un grand changement dans la vie du groupe.

En quelle année avez-vous mis fin à votre carrière ?

J’ai mis fin à ma carrière là où je l’ai commencé, tout d’abord je suis revenu à la JSK en 1999 où j’ai encore joué trois saisons, par la suite, les gens d’Azazga m’ont approché pour aider le club, donc j’ai fait un petit passage à la JS Azazga en 2003, mais je n’ai joué que la phase aller pour mettre fin définitivement à ma carrière.

Durant votre carrière quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué ?

J’ai eu beaucoup d’entraîneur et chacun d’eux a eu son apport, je commencerais par Salah Yousfi qui m’a entraîner en juniors, en suite Khalef et Zywotco qui m’ont promu en seniors, Nouredine Saâdi qui m’a lancé dans ma carrière, le défunt Djaffar Harouni, Ben Zekri et Mouh Younsi, je dirai que tous ces derniers m’ont aidé dans ma carrière.

Avec du recul, est-ce que vous êtes satisfait de votre carrière ?

Dans l’ensemble je dirais hamdoulah, j’ai joué dans le haut niveau avec le club de mon cœur, j’ai gagné plusieurs titres nationaux et continentaux, j’ai connu beaucoup de gens, tout de même j’aurai pu faire mieux, si j’avais eu un peu plus de chance et surtout des gens qui m’aurait aidé quand j’étais au top de ma forme.

Peut-on revoir un jour Ben Kaci dans le monde du football ?

Pour le moment, je ne pense pas, je suis bien comme ça je m’occupe de mes affaires, malgré que les gens ici à azazga veulent m’avoir comme entraîneur du club, mais sincèrement je m’imagine mal dans ce monde, j’ai passé 20 ans dans le football alors maintenant place à ma famille et à mes affaires personnelles.

Si on parle de l’équipe nationale ; que pensez-vous de sa participation dans la derrière CAN ?

Je pense qu’elle recèle de très bonnes individualités, ils ont prouvé qu’ils méritaient d’aller au Mondial, ils ont fait un très bon parcours en arrivant dans le carré d’as, maintenant place à la préparation pour la prochaine Coupe du monde et je pense sincèrement avec une meilleure cohésion, l’équipe avait fait un parcours honorable en Afrique du Sud.

Un dernier mot pour conclure ?

Je remercie la Dépêche de Kabylie qui a pensé à moi et qui m’a donné l’occasion de relater mon vécu dans la balle ronde, une pensée pour le défunt Kamal Aouis, merci.

H. O.

Pour vos contactes itranddk@yahoo.fr

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