Le Cnapest et l’Unpef en grève d’une semaine renouvelable à compter du 24 février

La tension monte progressivement et la mobilisation se renforce de plus en plus. Après une trêve d’une très courte durée, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) en concertation avec l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) ont opté pour une grève d’une semaine renouvelable à partir du 24 février prochain. Une date qui coïncide avec la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), et avec la nationalisation des hydrocarbures. Ces deux entités syndicales, appartenant chacune à deux pôles différents, à savoir l’Intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) et la Coordination autonome de la Fonction publique ont opté pour l’unification de leur mouvement pour un seul objectif qui est de réussir leur action d’envergure. En signe de contestation, le Cnapest a décidé aussi le boycott des devoirs et compositions du deuxième trimestre. « Cette action intervient suite au retard enregistré pour la prise en charge effective des dossiers des œuvres sociales et de la médecine du travail, et après une attente de près de deux mois de la date du transfert du dossier du régime indemnitaire à la commission ad hoc », a expliqué le coordinateur du Cnapest, Nouar El Arbi, en marge d’une conférence de presse tenue hier au siège de l’Unpef.

Et d’enchaîner : « Nous maintenons toujours notre mouvement de protestation, et nous ne ferons pas marche arrière jusqu’à avoir des résultats positifs sur nos trois importantes revendications soulevées, notamment le dossier du régime indemnitaire, les œuvres sociales et la médecine du travail ». Autrement dit, il n’est plus question pour ces derniers de faire marche arrière, jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances. Le conférencier dira dans ce sens que « nous avons accordé beaucoup de temps aux pouvoirs publics pour ficeler ce dossier, mais rien n’a été fait sur le terrain ». De son côté, le président de l’Unpef a insisté sur le gel des œuvres sociales jusqu’à la révision des textes de sa gestion en collaboration avec les syndicats autonomes et les spécialistes. Celui-ci a par ailleurs réitéré son appel à l’application du PV d’accord du 25 décembre 2009, notamment dans l’exécution des dispositions relatives au régime indemnitaire, tel que signé avec la tutelle. Le Cnapest, faut-il le rappeler, demande au ministre de tutelle de procéder à l’application du régime indemnitaire, l’annulation de la décision ministérielle 94/158.

Devant la dégradation du pouvoir d’achat, le Cnapest et l’Unpef exhortent la tutelle et par son entremise le président de la République « l’application du régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir du 01/01/2008 et l’institution d’une prime forfaitaire particulière au secteur de l’éducation en général et des professeurs de l’enseignement secondaire et technique en particulier ».

Lemya Ouchenir