“Le recours à une nouvelle grève n’est aucunement justifié.” C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Boubekeur Khaldi, lors d’un réunion qu’il a tenue, hier à Boumerdès, en marge d’une conférence régionale sur l’évaluation des travaux de la coordination pédagogique en application des orientations de la tutelle.
Tout en s’en prenant à une certaine presse qui exploite à sa manière toute contestation sociale, l’orateur a expliqué que le recours à une nouvelle grève, dans le secteur, pénalisera et pour cause, les élèves notamment les candidats au bac. Plus inquiétant encore, a-t-il renchéri, “le retard scolaire causé par la précédente grève n’a pas encore été rattrapé”.
Et en cas de nouvelle grève, la mesure de ponction sur salaire sera (systématiquement) appliquée, a-t-il menacé. L’intervenant a indiqué dans cet ordre d’idées que les revendications des syndicats autonomes de l’éducation seront prises en charge par le gouvernement dans les tout prochains jours. “L’augmentation des salaires, à travers les primes relatives au rendement pédagogique et l’expérience professionnelle, sera effective à très court terme”, a-t-il assuré. Et graduellement a-t-il ajouté sommairement les autres problèmes relatifs à la médecine du travail et aux prestations sociales seront également pris en charge. Mais comment convaincre les syndicats concernés, entres autres, le Cnapest et le CLA afin d’éviter le spectre de l’année blanche ? Réunis hier, dans la salle de conférences du département de Boumerdès, les proviseurs des lycées du centre du paysn’ont pas pu répondre à une telle question.
Salim Haddou
