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Des travaux d’aménagement en vue

Une affiche placardée ces derniers jours sur les murs de la ville est, pour le moins surprenante, en ce sens qu’elle informe du projet de l’APC de Aïn El Hammam de procéder à des aménagements au centre-ville. L’appel d’offres concernant des travaux à réaliser au niveau des rues “des cordonniers, Bounouar et colonel Amirouche”, s’adresse aux architectes intéressés par le marché, leur demandant de “faire une offre architecturale, technique et financière”. L’objet des travaux est, pour le moins que l’on puisse dire, ambigu. Si par le terme “aménagement” on entend le rebouchage des trous, le bitumage de la chaussée, le nettoyage et la réparation des trottoirs, personne n’y trouverait à y redire. Il y va de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, las de patauger dans la boue, été comme hiver. Cependant, si l’on projette une quelconque construction, demandant des fonds importants, les habitants de Michelet n’y verraient que de “l’argent perdu”. Les expériences passées sont à ce titre édifiantes. On a commencé par construire un portique à l’entrée du marché. Peu de temps après, il s’est avéré dangereux, menaçant de s’effondrer suite à l’affaissement du sol sur lequel il repose. Allons-nous le détruire ou le laisser comme vestige de notre époque ?

On se rappelle, aussi, que la rue des cordonniers, concernée par l’opération, avait fait l’objet à la même période, d’aménagements qui n’ont résisté que quelques mois, avant que le béton dont on l’a recouverte, ne présente des fissurations importantes.

Les deux autres rues visées par ces “améliorations” sont, elles aussi, situées dans la zone de glissement qui ne peut supporter aucune construction lourde.

D’ailleurs, le bitume dont elles ont été recouvertes, il y a environ trois ans, a complètement disparu par endroits, alors qu’il est gondolé en d’autres. Par ailleurs, les permis de construire étant suspendus dans le périmètre urbain, toute réalisation serait considérée comme illicite, qu’elle appartienne à l’Etat ou aux particuliers. Allons-nous vers un éternel recommencement ? Les constructions suivies de démolitions sont devenues un gouffre qui ne cesse d’engloutir l’argent du contribuable. Les habitants qui continuent d’affirmer que Michelet est victime d’une malédiction, ont peut-être raison.

A. O. T.

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