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Brèves de Aïn El Hammam

Du nouveau à l’état civil

l Il faut croire que l’appel des citoyens dont nous nous sommes fait l’écho, a été entendu. La décentralisation outrancière de l’état civil avait conduit les citoyens à effectuer une véritable gymnastique, entre les étages et surtout en se déplaçant d’un guichet à l’autre. La solution qui vient d’être trouvée, consiste à jumeler les deux bureaux, en déménageant celui du rez-de-chaussée, dans le même local que celui du premier étage… La plupart des usagers y trouveront leur compte vu qu’ils pourront, désormais, se faire délivrer les pièces d’état civil dans un même local. La décision est, par contre, accueillie avec scepticisme par les employés qui voient cette décision d’un autre œil. Ceux que nous avons abordés, dimanche dernier, nous parlent “d’embouteillage entre les employés, dans un espace réduit”. Le rez-de-chaussée, occupé auparavant par une dizaine de personnes, est revenu au service social qui n’en compte que deux. “Certains ont vraiment de la chance”, commentera, en aparté, un agent de l’état civil. Nous avons remarqué que la “spécialisation des guichets” continue, alors que le bon sens voudrait que l’on mette à la disposition des préposés, tous les modèles d’imprimés demandés par les usagers. Ainsi, les allées et venues du public, seraient limitées. Quant aux handicapés moteurs qui n’auront plus d’escaliers à grimper pour se rendre au service social, ils sont toujours contraints de se faire assister d’une tierce personne pour se faire délivrer tous les papiers courants. Vu qu’ils ne sont pas nombreux à se présenter à la mairie, un agent pourrait se charger de les accueillir au hall d’entrée, et se charger de faire la liaison avec les bureaux situés au premier et deuxième étage. Leur état physique leur donne droit à quelques égards.

A. O. T.

La polyclinique en chantier depuis 26 ans

l En matière de lenteur dans la construction, un record digne d’être inscrit dans le Guiness book est en passe d’être battu à Michelet, dans les années qui viennent. Jamais, à notre connaissance, une réalisation n’a mis plus de vingt cinq ans à végéter, seulement, au niveau du sol. Le comble est que le chantier est loin d’être terminé. Depuis 1974, plusieurs entrepreneurs se sont relayés pour ériger “cette tour” de deux étages, destinée à servir de polyclinique dans une région où les structures de santé, digne de ce nom, se limitent à l’unique hôpital, héritage des sœurs blanches. Ainsi, pour palier un tant soit peu à cette carence, les autorités des années 70, ont cru bon d’inscrire une polyclinique à la périphérie de la ville de l’ex-Michelet. Les habitants de la région, plus particulièrement les Aït Sidi Saïd, Taourirt Amrane et Agouni N’teslents verraient de ce fait, une structure plusieurs fois réévaluée, sur le dos du contribuable, et qui s’est retrouvée en 2008, “tout juste bonne pour la démolition”. Un autre budget (toujours aux frais des contribuables) fut débloqué pour. Détruire cette désormais future ex-clinique. L’assiette récupérée, allait bien sûr servir pour la construction d’une… polyclinique. devant cet état de fait, la population se pose la question de savoir comment on en est arrivé à une situation aussi ridicule dans un état de droit. Les responsabilités de cette gabégie n’ont jamais été déterminées. L’impunité ouvre une grande brèche à tous les abus. Ce n’est pas le seul projet qui fait “capoter” à Aïn El Hammam. Le même sort a été réservé à l’ex-marché couvert, lui aussi démoli, l’an dernier. Plusieurs autres constructions, de moindre importance, s’avèrent obsolètes deux ans, voire un an, après leur réalisation. N’importe qui construit ou détruit avec les deniers de l’Etat. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités et comme on dit : “Les vaches seront bien gardées”.

A. O. T.

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