La Dépêche de Kabylie

« Tout doit se faire sur la base de la démocratie »

La Dépêche de Kabylie : Qu’est-ce qui vous a incité à vous présenter à l’élection pour le poste de SG de l’union de wilaya ?

Abdelouahab Khoulalène : C’est suite à la demande de la base que je me suis présenté aux élections de l’union de wilaya.

Et quelles sont vos motivations personnelles ?

Parmi mes souhaits, redynamiser les activités syndicales dans la wilaya, unir les rangs du secteur privé et public. Toutefois les chantiers qui urgent sont la prise en charge des conflits de la Protection civile, ETDE, Ifri, et le dénouement du conflit interne de la CNAS.

Des perspectives ?

Oui, favoriser le fonctionnement démocratique à tous les niveaux de l’organisation et œuvrer pour l’instauration des orientations, conformément aux statuts et règlement intérieur de l’UGTA. Et surtout travailler à l’amélioration de la communication entre les adhérents et l’organisation.

D’autres projets ?

Le projet syndical est en perpétuel mouvement et en continuelle construction, mais tout doit se faire sur la base de la démocratie la plus large et la discipline la plus stricte.

Comment s’est déroulé le vote ?

Le vote s’est fait à bulletin secret, d’une manière la plus démocratique. La commission de wilaya est composée de 59 membres (représentants des sections syndicales), le nombre de participants est 58, 33 ont voté en ma faveur et 23 contre, plus deux bulletins nuls.

Pourriez-vous nous parler de vos premiers pas dans le syndicalisme ?

C’est à Sidi Aïch, que j’ai fait mes premiers pas dans le syndicalisme, dans les rangs de l’UGTA. En 1990, j’ai été muté au lycée technique de Bgayet et quelques mois plus tard on m’a élu comme secrétaire général.

Lors du congrès constitutif de la FNTE ayant lieu les 3, 4 et 5 juillet 1991, j’ai représenté la section syndicale tout en faisant une déclaration d’un programme de travail à l’éducation. Après cela, j’ai été élu à la commission exécutive de la fédération nationale, et en 1993 à la tête de la coordination de la wilaya, comme secrétaire général, cette coordination regroupe les trois paliers : primaire, moyen et secondaire. En décembre 1997, lors du séminaire de la FNTE à Biskra, notre délégation a quitté la salle, signe de dénonciation d’un vote antidémocratique. Ce qui a aiguisé notre combat syndical au niveau national. La crise au niveau de la fédération de 1999 a engendré la suspension des activités, provoquant la convocation du comité exécutif fédéral de la centrale syndicale et la réélection du même bureau et moi en tant que membre. En 2006 j’ai été hoisi à la tête du bureau national avec 63 voix sur 65.

Et lors du onzième congrès en mars 2008 on m’a élu à la commission exécutive nationale CEN où j’ai participé à la préparation du régime indemnitaire et du statut particulier de l’enseignant.

Interview réalisée par Ikhenache S.

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