Expositions, films, conférences, sport et… développement

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Réunissant plusieurs représentants du réseau d’associations venus notamment du Maroc, cette rencontre s’est étalée sur une semaine (du 23 au 27 février courant). Durant cette semaine, le réseau associatif a vu un nombreux public venir visiter les stands d’habillement, de dessin, de mets alimentaires locaux, notamment de ces savoureux plats traditionnels préparés par de magiques mains de femmes, du stand de l’Agence nationale de l’emploi de jeunes, de celui de la polyclinique de Draâ Ben Khedda, ainsi que ceux des investisseurs dans la localité, tel que « Le-Maréchal-Carrosseries », qui s’est désormais installé dans la zone d’activités de Draâ Ben Khedda. Des partenaires étrangers ont également pris part à cette manifestation.

C’est le cas du Réseau Cornissa (ou la Corniche) espagnol, des associations Sodev et Ral venues des villes de Missour et de Kenitra (Maroc).

De nombreux anciens sportifs de l’USM Draâ Ben Khedda, visiblement marqués par la nostalgie des temps fastes de leur cher club, ont eu à visiter et voir leurs vieilles photos exposées, se rappelant de toute leur jeunesse, notamment dans l’ancien stade de Draâ Ben Khedda, aujourd’hui devenu cité « Ouazar », du nom de son constructeur, ou cité “Ahmed Khellil” pour les autres, ainsi que sur le stade Kaci-Ali. L’on aura vécu durant cette fête, de grands moments de gaieté imprégnés, il est vrai, de souvenirs, d’émotion et de peine, après la projection du film d’Ali Berkennou, réalisateur de La dernière cigarette, « qui m’a, à la fin, remémoré toute la tristesse du lâche assassinat de Kamal Amzal par des intégristes à la cité universitaire de Ben Aknoun (Alger), en novembre 1982″, se rappelle encore Dda Ali, étudiant alors, dans cette cité. Plusieurs courses auxquelles ont pris part des dizaines d’enfants de diverses catégories sur des circuits allant de 2 000 à 3 000 mètres, ont clôturé cette manifestation ayant comme objectif de susciter l’investissement dans la commune, l’encouragement des échanges culturels entre les pays riverains de la Méditerranée, en plus du renforcement du tourisme de montagne que la région peut largement développer tant elle recèle beaucoup d’aspects en la matière. Pour rappel, c’était un 24 février de l’année 1888 que l’administration coloniale française avait débaptisé la localité de Draâ Ben Khedda de son nom d’origine pour lui donner celui d’une lignée d’hommes politiques et économistes historiques français, Mirabeau, en l’élevant au rang de commune. Ce n’est qu’à l’indépendance, en 1962, que l’ex-Mirabeau retrouva son nom original, Draâ Ben Khedda, dite “La patrie de la cigogne », mais aussi une patrie chère à feu El Hadj Saïd Hameg, un bienfaiteur de grande réputation dans la contrée. Deux adeptes du sport-roi, Djilali Charane et Rachid Guechtoli, n’ont pas manqué d’exprimer à la Dépêche de Kabylie leur « satisfaction pour cette initiative, en remerciant l’ensemble des animateurs du collectif d’associations organisatrices de la manifestation, sous le haut patronage de l’APC, qui a fait des pieds et des mains pour réussir cette action, en apportant tout son soutien et son aide à ce riche programme ayant égayé pendant toute une semaine les jeunes et moins jeunes de notre commune ».

Antar Boufatis

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