Site icon La Dépêche de Kabylie

Quand les pistes agricoles viennent à manquer

La filière agricole d’Amalou, l’une des principales richesses de la commune est sérieusement contrariée par la quasi absence de pistes qui rend son essor aléatoire. Une situation qui a brisé bien des volontés et conduit de nombreux paysans à troquer leur activité champêtre contre un travail salarial pas forcément plus lucratif ni plus valorisant. “L’absence de pistes est un obstacle majeur au développement de l’agriculture rurale. Quand, en sus, vous avez des entraves bureaucratiques pour l’accès aux crédits nécessaires à votre projet, vous êtes dans la quadrature du cercle”, fulmine un jeune du village Ath Djaâd qui fait également allusion à un autre facteur de blocage en rapport avec le statut des terres non encore entièrement cadastrées.

De quoi décourager les volontés les plus inébranlables, à l’image de celle, d’un autre jeune du village de Ighil N’Tala qui a nourri pendant des lustres l’ambition d’investir dans l’apiculture avant de se résoudre, la mort dans l’âme, à jeter l’éponge. “Vous savez, les temps ont beaucoup changé et la vie est devenue très chère de nos jours. Par conséquent, on ne peut plus se contenter comme au bon vieux temps de quelques têtes d’ovins et d’un petit verger pour vivre. Malheureusement, l’enclavement est en train de tuer dans l’œuf toute velléité d’investissement dans ces contrées montagneuses”, soutient t-il. M. Djamel Azzoug, le premier magistrat de la commune d’Amalou, avec qui nous avons eu un long briefing, avoue que Amalou accuse un énorme retard en matière d’ouverture de pistes agricoles : “Nous avons quelques chose comme 150 km de pistes à réaliser pour désenclaver toutes les localités et permettre aux gens de travailler leurs terres”, nous confie-t-il. “Le problème sera progressivement pris en charge et des projets de ce type sont prévus dès l’exercice 2010”, promet l’édile.

N. Maouche

Quitter la version mobile