Après la levée de couverture politique au P/APC, les trois autres élus RCD, membres de l’exécutif de l’APC de Aïn El Hammam, viennent de faire l’objet « d’une suspension, en attendant le traitement disciplinaire de leur cas ». Cette décision fait suite à une déclaration affichée, lundi dernier, sur les murs de la ville, par les deux vice-présidents qui déclarent soutenir leur maire. Par ce biais, ils déclarent apporter « un démenti aux griefs retenus contre notre président » tout en se tenant à ses côtés, « nous nous déclarons solidaires avec lui, sur tous les plans ». Plus loin, ils s‘élèvent contre le bureau régional : « Les raisons avancées sont dénuées de tout fondement… » « Les initiateurs de la décision n’ont aucun respect pour le sigle RCD…Nous ne baisserons pas les bras devant une telle infamie… »
Cependant, la réaction de la section locale ne s’est pas faite attendre. Un communiqué, en guise de réponse à la déclaration des élus, est porté, le lendemain à la connaissance de la population. Les membres de la section considèrent que « cette position est un aveu et une confirmation ».
Après avoir énuméré les griefs retenus contre le P/APC, le communiqué note que « la violation des engagements électoraux du RCD et de la charte de l’élu et l’opacité dans la gestion de la commune sont désormais assumés par un groupe (les élus RCD), vraisemblablement solidaires et complices ».
Mardi, dans la soirée, un appel a été lancé aux comités de villages leur demandant leur soutien. Les dissensions ne semblent pas terminées. Les jours prochains apporteront certainement du nouveau dans cette affaire.
A.O.T.
