Site icon La Dépêche de Kabylie

Le conseil communal des sports renaîtra incessamment

Aït Khellili, commune née du dernier découpage vit les conséquences négatives d’un relief accidenté qui ne lui ouvre aucun horizon n’était la volonté des élus de prendre en charge les doléances de leurs électeurs et de retrousser les manches en se mettant à l’ouvrage. La seule route (CW 250) qui traverse pratiquement toute la commune est sollicitée à longeur de journée par les gros camions qui déservent leur cargaison et repartent en chercher d’autres car les travaux sont nombreux et touchent différents secteurs où le conseil communal s’ingère dans l’intérêt collectif.

Quand le besoin se fait sentir de s’impliquer dans la gestion des villages, la conseil ne lésine pas sur les moyens à mettre en œuvre. Ainsi, le village de Sahel situé à l’extrémité de la commune et sur une côte abrupte a bénéficié de l’apport financier de la commune pour le bétonnage de toutes ses ruelles tandis que le CEM de Ait Khellili n’a pu ouvrir ses portes que grâce à l’aide de la commune. Les huit écoles primaires de la commune n’ont rien à envier l’une à l’autre, ayant bénéficié des mêmes avantages.

La nouvelle poste d’Akerrou a vécu certaines péripéties qui ont été solutionnées par les soins des élus qui se sont rapprochés de l’autorité de tutelle pour que les citoyens puissent bénéficier de la prestation de service de cette agence notamment les retraités de cette région — et ils sont nombreux — ainsi que pour les fonctionnaires. La salle polyvalente sise à Megheira, équipée grâce à l’intervention de la commune, demeure tributaire d’initiatives de la part des membres de l’association en charge de sa gestion. Quatre villages importants de la commune ont bénéficié de foyers de jeunes qui sont pratiquement en voie d’achèvement : ce sont les villages de Aït Kheir (achevé), Bouyala (80%), Ait Dih (60%) et Agoulmine (chef-lieu communal à 20%). Cinq aires de jeux ont été réalisées à travers le village et permettent l’expression d’une sportivité qui a besoin de s’extérioriser chez la jeunesse de la commune qui atteint la moitié de la population. Quand à la bibliothèque communale dont le coût initial s’élève à 1 milliard et 500 millions de centimes, les élus locaux, durant une délibération, ont voté un budget additif de 183 millions de centimes pour assurer la réalisation complète prévue. Les travaux sont entamés et l’ossature de base a déjà surgi du sol. Bien sûr, il a fallu creuser la route pour y accéder, l’assiette se situant en contrebas du siège communal. Le village de Megheira, sis dirait-on dans la vallée, sue une autre route (CW 150) menant vers la commune de Souama, a vu l’érection d’un bâtiment destiné à des fins commerciales pour désenclaver cette zone et créer de l’emploi pour la jeunesse locale. Ce sont ainsi 62 locaux commerciaux qui n’attendent que leurs acquéreurs pour ouvrir leurs portes et permettre l’intégration dans le monde du travail.

Pour cette journée mémorable de la jeunesse qui coïncide avec le Mawlid Ennabaoui Echarif, le conseil communal a pensé aux enfants scolarisés des 8 écoles primaires et du CEM en organisant un “Cross de la jeunesse et des collectivités locales”, le premier dans le genre qui a vu toute la population s’impliquer et s’associer dans la réalisation. Les présidents des comités de village, les chefs d’établissements scolaires, les membres de la garde communale locale, les fonctionnaires communaux et les services hospitaliers ont tous apporté leur concours pour que les 227 participants (dont la majorité sont du sexe féminin) puissent s’exprimer… au moyen de leurs jambes juvéniles.

“Ce n’est pas le cadeau assez symbolique mais toujours important (un survêtement à la taille de chacun sachant que le fournisseur est prêt à le changer s’il ne convient pas) qui importe, selon une jeune participante qui a raté la première place pour avoir chuté quelques pas avant l’arrivée. L’important est de participer”.

Les potentialités peuvent fort bien apparaître et les clubs, de même que les associations sportives, ne manqueront pas de découvrir de futurs Morcelli ou Boulmerka parmi tous ces jeunes qui n’attendent que ces occasions pour s’exprimer. C’est ainsi qu’un citoyen s’est permis de “revendiquer” la résurgence du conseil communal des sports, conseil ayant toujours existé mais n’ayant jamais activé au sens propre du terme. Et le maire s’est engagé à reprendre le flambeau et à veiller à sa réactivation d’autant plus que les adultes présents ont fait partie de ce conseil.

Sofiane Mecherri

Quitter la version mobile