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Rachid Benaïssa l’a annoncé : “L’Algérie a importé pour 5,4 milliards de dollars de produits alimentaires en 2009”

C’est lors de son passage sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, a annoncé que les importations de notre pays en produits alimentaires, avoisinent les 5,4 milliards de dollars. “Les deux tiers de ces importations sont constituées principalement de céréales et de lait», annonce le ministre. Il convient de rappeler que devant cette situation inquiétante, et afin de faire face à cette dépendance alimentaire, le gouvernement a décidé 1000 milliards de dinars (10 milliards d’euros) pour le secteur agricole dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, a révélé le ministre. Annuellement, 130 milliards de dinars iront, selon l’intervenant, pour le soutien des filières stratégiques telles que les céréales, la pomme de terre, le lait. En outre, le reste de l’enveloppe sera consacrée à la lutte contre la désertification, à la protection des bassins versants et au renforcement des capacités techniques des agriculteurs, précise l’invité de la chaîne III. “La sécurité alimentaire commence par la protection des meilleures terres. Sur les 2,5 millions d’hectares, il y a 218 000 exploitants qui travaillent dans 100 000 exploitations collectives et individuelles», précise le ministre. Ce dernier a annoncé également, la création prochaine d’un office national des terres agricoles. “Les exploitants et les agriculteurs auront une adresse. L’office les accompagnera pour travailler de la manière la plus rationnelle possible et à gérer les actes. Il faut libérer les initiatives et clarifier les règles. L’office aura également une mission de contrôle sur l’exploitation des terres. Il aura à interdire tout détournement de vocation de ces terres», a-t-il insisté. “Enfin, le ministre a indiqué que le partenariat étranger n’est pas autorisé dans la concession des terres agricoles. La concession revient aux nationaux. C’est un bien commun qu’il faut protéger. Cela dit, le partenariat étranger est permis dans les services agricoles», rappelle-t-il.

Y. Maouchi

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