Deuxième jour des épreuves du bac : Dur, dur… les maths

Les candidats à l’épreuve du Baccalauréat ont dû se torturer les méninges durant la deuxième journée des épreuves, pour aborder le sujet tant appréhendé par ces derniers, celui des mathématiques. En effet, les épreuves avaient pourtant bien débuté sauf qu’au deuxième jour, les choses ont dégénérées.

Dès la sortie du centre d’examens, après trois heures et demie de concentration, les commentaires sur le sujet des mathémathiques n’ont pas manqués.

« Le sujet était très difficile, c’était vraiment pénible », lance une candidate de la filière scientifique du nouveau système.

Il en est de même pour les candidats des autres filières. La preuve, les candidats libres, dans la filière des sciences humaines de l’ancien système appréhendent, eux aussi, les deux sujets proposés au choix par les examinateurs et en particulier le premier sujet.

« Le premier sujet était très difficile et trop compliqué », commente un candidat libre, qui refait son bac pour la troisième fois. Un autre enchaîne : « Outre sa difficulté ce premier sujet était trop long ». « Ce sujet comporte 25 questions ; un sujet qui nécessite beaucoup de temps pour l’aborder », fulmine-t-il.

Pour les candidats en sciences de gestion, les sujets étaient « très difficiles ». Ce qui a intrigué le plus ces candidats, c’est l’apparition d’une confusion dans l’exercice n°2 du deuxième sujet proposé au choix. Ainsi, c’était la même scène qui défilait à la sortie de chaque centre d’examen de la capitale.

Le regard inquiet et triste, les candidats aux épreuves du bacfranchissent le portail de leur centre d’examen à la recherche d’autres candidats et camarades pour les rassurer. « Le sujet était très difficile, je n’ai pas très bien travaillé j’ai vraiment peur d’échouer au bac en raison de cette matière », pouvait-on entendre un peu partout.

Le rappel des augmentations de salaires de 2009, versé en mois de Ramadan

« Des efforts énormes aussi bien sur le plan pédagogique qu’en matière de réalisation d’infrastructures scolaires et d’accompagnement ont été consentis par les pouvoirs publics au profit du secteur de l’éducation ces dernières années », a affirmé hier le ministre de l’Education nationale, en marge de sa visite dans la wilaya de Tipasa.

« Ces efforts vont donner leurs fruits dans les prochaines années », a assuré Boubekeur Benbouzid, indiquant que « ce qui a été réalisé ces dix dernières années représente l’équivalent de ce qui a été accompli de 1962 à 1999 ».

M. Benbouzid a cité dans ce sens, les centaines de nouvelles infrastructures réalisées, leur équipement en commodités les plus modernes, sans oublier les efforts consentis dans le domaine de la formation des enseignants.

Sur ce dernier point, il a indiqué que 95 000 enseignants ont été recrutés dans les secteurs primaire et moyen tandis que 15 000 autres le seront durant cette année dans les trois paliers.

Tous ces résultats sont, selon la même source, à inscrire dans la réforme engagée ces cinq dernières années au profit du secteur qui sera renforcé au cours du prochain plan quinquennal 2010/2014.

Au cours de sa visite dans la wilaya, le ministre s’est rendu dans les deux lycées de la commune de Tipasa où il a assisté à l’ouverture de l’enveloppe contenant les sujets de mathématiques en cette seconde journée de l’examen du baccalauréat. Le ministre s’est rendu par la suite au centre de correction du BEM où il a rencontré les enseignants regroupés pour la première séance d’information sur cette opération. Sur place, le ministre a rappelé les engagements des pouvoirs publics à prendre en charge les préoccupations des enseignants, notamment financières, en indiquant que le rappel des augmentations de salaires de 2009 sera versé durant le mois de Ramadan.

Lemya Ouchenir