Bouira La RN05 à l’abandon

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Les services des travaux publics de la wilaya de Bouira, semblent avoir la tête ailleurs, depuis la mise en service du tronçon de l’autoroute Est-Ouest traversant la wilaya sur une distance de 101 kilomètres.

Un état de fait qui se précise sur l’état dont sont laissées la majorité des routes nationales. Celle qui est la plus touchée est incontestablement la RN05. Son état se dégrade du jour en jour, ce qui engendre des accidents et continue à être le principale cause de ces multiples d’accidents qui y surviennent quotidiennement, causant des dégâts humains et matériels considérables.

Il n’est pas rare de “tomber” sur des nids-de-poule et autres crevasses sur ce tronçon, sans que personne, parmi les responsables concernés ne s’en soucie. Sinon comment expliquer qu’aucune opération d’amélioration, ni autres travaux de réaménagement ne sont entrepris pour mettre un terme à cette situation d’abandon dont elle est laissée. Un appel de détresse est déjà lancé par les usagers de cette route mais aussi par les populations des localités implantées sur ces deux rives, lesquelles continuent à subir, les conséquences néfastes de ce laisser-aller des pouvoirs publics.

Les deux autres routes nationales, en l’occurrence la RN15 joignant la wilaya de Bouira à sa voisine Tizi Ouzou, via le col de Tirourda et sa semblable, la RN30 reliant ces deux régions à partir du col de Tizi N’kouilal n’ont pas été épargnées par ce laisser-aller.

La première route ayant fait objet, il y a moins de deux ans, d’une opération de réaménagement, connaît dores et déjà de graves glissements de terrains. Ce qui renseigne sur la qualité des travaux effectués. Quant à la RN30, elle a bénéficié d’un important projet dans le cadre de sa modernisation. Cependant ce projet n’a de moderne que le nom. Aucune amélioration ni élargissement de la chaussée n’ont été effectués, notamment dans la troisième partie du projet reliant le village M’zarir dans la commune de Saharidj au col de Tizi N’kouilal.

Les usagers de cette route trouvent tout le mal du monde pour joindre l’autre bout et lors d’un croisement de deux véhicules légers, la tâche devient des plus pénibles quant aux camions de gros tonnage, c’est carrément impossible.

Les fossés bétonnés réalisés le long de cet itinéraire à la faveur de la même opération dite de modernisation, sont emportés par la furie des eaux, il ne reste de ces fossés, que des blocs de béton qui ont fini par envahir la chaussée, rendant ainsi la circulation plus difficile sur cette route. Une route qui est pourtant empruntée par des milliers d’usagers quotidiennement, notamment durant la période estivale qui approche déjà à pas de géants.

Nadia Hamani

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