Après un hiver et un printemps des plus pluvieux, et en parallèle des températures relativement chaudes dans nos villages ; sur les cotés de nos routes et chemins, aux alentours de nos villes et parfois même à l’intérieur des centres urbains, une végétation des plus rebelle et du moins inhabituelle, a pris possession des lieux, leur donnant l’air des savanes africaines, il ne manque que les éléphants et autres girafes pour les classer réserves naturelles.
Si pendant le printemps, ces vastes étendues de verdure, et ces paysages paradisiaques de nos villages et de nos champs, nous procuraient de la fraîcheur et du plaisir, l’approche de la saison des grandes chaleurs, nous donne déjà froid dans le dos, et nous fait craindre le pire. Avec son lot d’incendies qui se déclarent à tout bout de champ, chaque jour que Dieu fait, dans nos villages et nos villes, causant d’importants dégâts matériels et parfois humains ainsi que des cicatrices inguérissables dans la chair de Dame nature. Certaines municipalités ont pris le taureau par les cornes, en organisant d’importantes campagnes de désherbage sur l’étendue territoriale de leurs communes, à l’exemple de celle de Tinebdar, où quelques 200 ouvriers ont été engagés dans une vaste opération de nettoyage qui a touché les chemins communaux, l’intérieur des villages et les cimetières. Même topo du côté de Tifra où la municipalité a engagé quelques 100 ouvriers dans le cadre des CPI, qui ont jusqu’à présent touché les grands axes routiers de la commune en attendant l’intérieur des villages. Même chose pour la commune d’El Flaye qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour parer à tout imprévu ou urgence. Pendant ce temps, d’autres mauvais élèves qui n’apprennent jamais les leçons du passé et qui semblent déchirés leurs cahiers d’écoliers à chaque fin d’année, n’ont pas encore et malheureusement bougé le petit doigt, à moins d’avoir déjà accompli des opérations « poudre au yeux », attendant peut-être, que l’irréparable s’érige en fait accompli, pour compter les dégâts et admirer les paysages désolants, de ces cataclysmes dévastateurs, qu’on peut facilement éviter à condition de s’armer d’un peu de civisme et d’un tout petit brin de responsabilité maintenant que la plupart de nos municipalités disposent de moyens adéquats.
Arezki Toufouti
