La wilaya de Bouira dispose d’un patrimoine forestier de 112 000 hectares, soit près de 26% de la superficie de la wilaya. Pour cela, la Conservation des forêts prépare le Plan de lutte contre les incendies de forêts, appelé “Plan Feu’’, à partir du mois de mars de chaque année. Le document qui en est issu est adressé à plusieurs institutions et structures (wilaya, Protection civile, APC, daïras, communes, Sonelgaz, Travaux publics,…) pour que chacune d’entre elles initie les actions de prévention dépendant de son secteur selon les servitudes qui lui reviennent.
Des Comités de coordination de commune, de daïra et de wilaya (COC, COC, COW) sont ensuite installés pour la coordination des opérations de lutte contre les incendies. Au cours de la période estivale, la Conservation recrute des ouvriers temporaires pour renforcer la lutte antiincendie.
Les moyens matériels mobilisés par la Conservation dans la lutte contre les feux de forêts sont les camions-citernes, les véhicules 4X4 des quatre circonscriptions dont certains sont équipés de petites citernes, et l’outillage traditionnel (pelles, pioches, haches, serpes,…).
Lors des grands incendies, le wali est habilité à déclencher le plan “ORSEC” qui peut faire intervenir plusieurs wilayas limitrophes (colonnes mobiles).
Ces wilayas mobilisent principalement les unités de la Protection civile qui sont sous leur coupe. Le rôle des communes dans le dispositif de lutte contre les incendies, est prépondérant, censé être assuré sur le plan matériel avec la mobilisation des ouvriers intervenant sur le front du feu. La sensibilisation des citoyens est également requise pour éviter toute catastrophe.
Ces derniers sont considérés comme l’épine dorsale de toute forme de prévention. Ils sont, de ce fait appelés à collaborer avec les services des forêts et de la Protection civile pour une action de salubrité publique qui engage l’avenir de la collectivité.
Les numéros de téléphone de la Conservation et de la Direction de la Protection civile ont été mis à la disposition des citoyens pour d’éventuels appels annonçant des départs de feux. Pour rappel, rien que durant l’année dernière, et seulement au niveau du Parc national du Djurdjura, près de 60 ha dont une bonne partie composée de pinèdes et de cédraies ont été consumées par un incendie ravageur.
Même si des actions de reboisement ont été entreprises au niveau des zones incendiées, les stigmates des flammes resteront encore visibles durant plusieurs années, sans parler bien sûr des dégâts incommensurables enregistrés sur l’écosystème de ce site classé comme l’une des réserves mondiales de biosphère au patrimoine de l’Unesco.
B. D. B
