Comme lors de chaque période estivale, la daïra de Souk El Tenine (SET) fait face à un sérieux problème de la surcharge des routes, des magasins et des services dû à l’important flux de vacanciers qui double d’année en année.
Ce phénomène touche presque tous les secteurs publics. Cependant, les habitants de la contrée ne savent plus à quel saint se vouer, pour exprimer leur colère.
En effet, que ce soit aux sorties Est ou ouest de Souk El Tenine, au pont de Tizi El Oued, dans la commune de Melbou, d’interminables files indiennes se créent à tout moment de la journée rendant la circulation très difficile et la vie insupportable aussi bien aux habitants qu’aux vacanciers, et particulièrement aux transporteurs.
Toutefois, les routiers évitent souvent les autoroutes et prennent d’autres pistes intérieures à l’image de celles reliant Souk el Tenine à Lota, SET à Melbou par Tizi El Oued ou Melbou à Tiksert par Tassefsaft bouleversant le mode de vie de campagne caractérisant lesdites localités.
Le week-end dernier, un grand embouteillage est survenu au pont de Tizi El Oued, un quartier situé à 2 km du chef-lieu de la commune de Melbou.
Ce problème qui dure depuis des années met toute la population et les usagers dans un état d’effervescence. Il a fallu l’intervention de particuliers pour libérer la circulation.
“Depuis l’aménagement de ce pont, d’une voie, et son ouverture à la circulation automobile, les embouteillages ne prennent jamais fin, il est urgent d’ouvrir une deuxième voie, d’élargir la route et de créer une déviation pour laisser le village respirer un peu. Cela va même créer un certain dynamisme économique à la région qui s’ouvre sur les trois communes de la daïra’’.
Malaise pour les citoyens
Ce phénomène de la surcharge des routes, demeure un malaise pour les citoyens de la contrée, puisqu’il touche presque tous les secteurs.
Pour celui du transport, nous retiendrons un certain malaise chez les voyageurs. Ces derniers ont aussi leur misère à raconter : « Chaque jour à ma sortie du travail, je trouve une foule importante à l’arrêt de bus, il est très difficile de se trouver une place », nous raconte une jeune femme de Bordj Mira, rencontrée à SET.
Par ailleurs, les commerçants et les restaurateurs sont, quant à eux, satisfaits d’un côté et dépassés d’un autre. « Il y a une forte demande. Il nous arrive de nous excuser auprès de nos clients faute de places ou de nourriture », assure Djamel, un jeune restaurateur. Et les prix aussi connaissent parfois une augmentation. « Les prix des fruits et des légumes ainsi que d’autres produits d’alimentation générale augmentent pendant la saison estivale. Pire encore, nous nous retrouvons obligés de venir tôt le matin pour nous en procurer et parfois nous nous trouvons dans de longues chaînes pour acheter du pain ou d’autres produits », nous dit un citoyen de SET. Le secteur de la poste, n’a pas lui aussi échappé à ce phénomène de flux des estivants. A Souk El Tenine, inutile d’espérer ; la petite salle ne peut contenir ce nombre important d’usagers obligeant nombre d’entre eux d’attendre dehors en position debout, ni les deux guichets dont dispose cette importante structure, ne peuvent les satisfaire. Les mêmes lacunes sont vécues au bureau de poste de Melbou, qui connaît une forte pression chaque année notamment en été. Le problème, certes, ne réside pas uniquement dans la surcharge et l’équipement mais surtout dans le manque d’effectif, auquel il est difficile d’assurer de bons services aux clients. Les habitants de la contrée estiment qu’un seul employeur ne suffit pas pour une population avoisinant les 12000 habitants et à laquelle s’ajoutent les milliers d’estivants. Pour ce côté là rappelons-le, des projets de réalisations de bureau de postes à Souk El Tenine et Melbou sont prévus, mais rien ne semble venir pour le moment.
M. Outemzabt
