A quand le reboisement ?

C’est une image triste, quand on traverse la Kabylie, de voir ces bords de route ou ces monticules dénudés. Des traces noirs, plus ou moins anciennes, montrent que le feu est passé par là et qu’il a dévoré la couche de végétation, notamment les arbres, qui s’y trouvaient. Mais il n’ y a pas que le feu à incriminer : on voit aussi de temps à autre des tronc d’arbres sectionnés et des plaques de végétations arrachées, sans oublier les champs, les oliveraies ou les figueraies, souvent centenaires, saccagés ou arrachés, pour ériger, à leur place des bâtisses auxquelles on donne le nom de villas. Si la dégradation de la nature est l’œuvre de l’homme, le reboisement doit être la réparation qu’il doit à cette nature qu’il offense. D’ailleurs, longtemps, le reboisement a été l’une des préoccupations de l’Algérie et on se souvient des grandes campagnes de reboisement des années 1970-1980, engageant principalement des jeune gens. Puis on a assisté à un relâchement alors que la destruction des forêts n’a cessé de s’aggraver. Plus que jamais, le pays a besoin d’une politique active de reboisement, pour la reconstitution des forêts mais aussi de l’arboriculture, fortement atteinte par les incendies et les destructions. Pour chaque olivier détruit il faut planter un autre olivier, chaque figuier parti en fumée doit être remplacé par un autre… Et ça devrait être le cas de tous les arbres. On sait qu’un olivier met plusieurs années, voire des décennies avant d’être rentable mais il ne faut pas penser au présent seulement mais envisager l’avenir, laisser à nos enfants et à nos petits-enfants un patrimoine…

S. Aït Larba