Ils font rêver toute l'Afrique : Gyan et Ayew, deux Ghanéens en or

L’un a marqué le but décisif pour la qualification, l’autre a été élu homme du match. Le Rennais Asamoah Gyan et le Marseillais André Ayew ont brillé avec le Ghana samedi contre les Etats-Unis. Et ils font rêver toute l’Afrique. Une bande de gamins qui fait rêver l’Afrique. Du talent, de la puissance et de la discipline tactique. Un alliage qui fait du Ghana la meilleure équipe du continent africain de cette Coupe du Monde. Champions du monde des moins de 20 ans pour plusieurs d’entre eux, ils promènent leur insouciance sur les terrains d’Afrique du Sud. Et pour le moment, elle leur permet de ne pas ressentir le poids du milliard d’habitants qui désormais les supporte. Le Ghana, comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002, disputera les quarts de finale de la Coupe du Monde vendredi contre l’Uruguay. Les Blacks Stars le doivent à leur entraîneur, le Serbe Milovan Rajevac, installé au poste de sélectionneur il y a deux ans lorsqu’il a pris la succession de Claude Le Roy. Mais aussi à deux joueurs que la France connaît bien. L’un, Asamoah Gyan, a débarqué en Bretagne l’été dernier. L’autre, Andre Ayew, est accompagné depuis ses plus jeunes années par la réputation flatteuse de son père, Abedi Pelé.  » Il a été grand ce soir (ndlr : samedi), a confié son partenaire John Pantsil. Je suis très heureux pour lui. Il s’impose petit à petit dans l’équipe. C’est clairement l’un des plus talentueux du groupe. Aujourd’hui, il a prouvé qu’il pouvait tenir le onze sur ses épaules.  » Malheureusement pour le Ghana, il sera suspendu vendredi. Les Blacks Stars devront compter sur d’autres étoiles. Kwadwo Asamoah (21 ans), très talentueux gaucher, en fera partie. Et puis, évidemment, Asamoah Gyan (24 ans). Maladroit de temps en temps avec le Stade Rennais, il a été éblouissant contre les Etats-Unis. Ses remises, sa vitesse et sa puissance ont mis au supplice l’axe central très lourd des Yankees.  » Nous avions déjà atteint les huitièmes en 2006 et maintenant, nous sommes allés un peu plus loin, s’est-il satisfait dans les coulisses du Royal Bafokeng samedi. Je suis vraiment très heureux, le plus heureux des hommes. Le Ghana est très fier de nous mais aussi le reste de l’Afrique.  » Emmené par ses deux pensionnaires de la Ligue 1, le Ghana a des rêves plein la tête. Et en premier lieu celui de devenir la première équipe africaine à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du Monde. Un exploit à sa portée.