Examen du 2e semestre / Les maîtres se creusent les méninges

Après les cours s’ensuivent inévitablement les examens et cela, depuis le début de la semaine en cours, les neurones des profs sont invités à répondre aux différentes questions et à traiter les sujets proposés. Une tâche bien ardue pour les enseignants francisants surtout, car ils sont dans l’obligation de suivre la même formation et à traiter les mêmes sujets que leurs collègues arabisants car faut-il le signaler, toutes les matières se font en langue arabe à l’exception du français et de l’anglais. C’est dire que les francisants sont réellement mis à rude épreuve, traiter un sujet de mathématiques ou d’informatique dans la langue d’El Moutanabi est sûrement difficile pour un enseignant de français qui a coupé les ponts avec cette langue depuis plus de vingt ans. L’organe que l’on n’utilise pas s’atrophie, diront les scientifiques.

N’empêche, l’envie d’apprendre et d’aller de l’avant, l’ont emporté et tous ont fait de leur mieux pour réussir. Cette dame que nous avons essayé de taquiner annoncera la couleur : “Vous savez, celui qui cesse d’apprendre cesse de vivre. L’apprentissage doit se faire à tous les âges et sans jamais discontinuer. Une journée ratée, c’est une journée où l’on n’a pas ri, rien appris. Nous nous sommes tous retrouvés, nous avons ri et nous avons appris. ” Une attitude qui renseigne sur le degré de maturité de nos profs.

H. T.