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Draâ El Mizan : Des résultats satisfaisants en tamazight

Quoique tamazight ne soit pas prise en charge de la même manière que les autres langues ou autres matières, elle se trouve quand même en bonne santé.

Les statistiques sont là pour démontrer à ses détracteurs qu’elle mérite sa place dans le système éducatif. Ainsi, on ne peut passer sous silence les efforts fournis par son encadrement. Bien qu’il soit lui aussi confronté à des hostilités, il est à féliciter. Pour cette quatrième année depuis son introduction à l’examen du BEM, le nombre de candidats ayant répondu à l’appel le trois juin dernier est passé à 6750 soit, à peu près le tiers des candidats. Selon des responsables de cette langue, il y a une légère hausse par rapport à l’an dernier.

Quant aux résultats, ils sont très satisfaisants, car 6217 candidats ont obtenu une note supérieure à 10, soit un taux de réussite de 92,10%, avec la moyenne de 13,26/20 pour cette langue.

En comparant cette dernière à celles des autres matières, on constate d’emblée que tamazight est en pole position. Nous avons contacté M. Kébir en sa qualité d’inspecteur de tamazight.

Notre interlocuteur nous a répondu que les efforts des enseignants sont à mettre en valeur, car ils ne les ont jamais ménagés pour enseigner cette langue.

« De mon côté je suis très satisfait de ce résultat. On sent que nos enfants aiment étudier leur langue maternelle. A l’avenir, on dépassera ce taux. C’est très encourageant », nous a-t-il dit. De leur côté les enseignants de cette langue se félicitent les uns les autres car, dans certains établissements, les taux ont dépassé les 98%. « Si on nous mettait dans les mêmes conditions que les enseignants des autres matières, je crois que nous pourrons battre des records. Car, il faudra le dire, bien que le ministère de l’éducation nationale ait instruit les directeurs à encourager les élèves à étudier tamazight, il y a toujours certains zélés qui bloquent cette langue laissant même le choix aux élèves de suivre ou non des cours de tamazight », nous a confié un professeur dans un collège de la daïra de Draâ El Mizan.

Certes, quinze ans après son introduction dans le système éducatif, la langue berbère a fait des pas, mais il est temps maintenant de lui accorder plus d’importance, car elle a été constitutionnalisée comme deuxième langue nationale après l’arabe.

Amar Ouramdane

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