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Bouhamza : La population réhabilite l’un de ses héros

L’Association culturelle de Tachouafet et la famille Ouallam ont célébré le 48ème anniversaire de la fête de l’Indépendance et le 52ème du décès du chahid Ouallam Seddik tombé au champ d’honneur le 3 juillet 1958, au lieudit Thighaziwine commune d’Amalou. Plusieurs activités ont été programmées et d’autres actions ont axé principalement sur l’inauguration d’une stèle à la mémoire des martyrs compagnons d’armes tombés au champ d’honneur le même jour au lieudit Louda Ouazrou, village de Tighermine commune d’Amalou.

Le chahid Ouallam Seddik est né le 03 février 1913 à Tachouaft, petite localité de la commune de Bouhamza ; là où il a toujours, selon les témoignages, vécu avec sa modeste famille.

Dés son jeune âge, il adhéra au PPA. Après le déclenchement de la guerre de Libération, il résidait dans son village natal qu’ il a transformé en bastion des moudjahidine. A la périphérie du village, il avait construit des casemates utilisées en guise d’infirmeries, de centres de transit pour les troupes de l’ALN. Il planifiait des actions militaires contre les forces coloniales.Des actions réussies qui ont eu des effets retentissants auprès de la population locale.

Il ne cessait de harceler les forces coloniales stationnées dans les localités limitrophes. Il donna du fil à retordre aux troupes françaises. Il menait des actions visant à isoler l’ennemi en coupant les routes qui y mènent vers les postes militaires ; il organisait des rencontres avec la population locale pour contrecarrer l’ennemi, la SAS et l’isoler ainsi de la population. Des batailles féroces restent gravées dans la mémoire des survivants opposant les forces coloniales aux valeureux et vaillants moudjahidine de sa région. La bataille d’Ighzer nTisthemt qui a eu lieu le 04 novembre 1957, à quelques encablures du village- pour ne narrer que celles-là traduit l’esprit de rébellion de toute la population locale ainsi que son soutien moral et logistique aux troupes de l ALN. C’était suite à une embuscade tendue par les moudjahidine à un convoi militaire qui, à l accoutumée, ravitaillait le poste des forces coloniale stationnées à Bouhamza à partir de la ville de Akbou qu’un accrochage avait éclaté. L’ opération a valu à l’ennemi des pertes humaines et matérielles : 49 morts une dizaine de blessés, 3 camions brûlés, des armes lourdes récupérées par les soldats du martyr Ouallam Seddik, l’officier instigateur de l’opération.

Habri Rabah

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