Lakhdaria : Les jeunes demandent la concrétisation du projet de construction de la piscine

S’il y’a bien une doléance qui revient sans cesse sur toutes les lèvres des jeunes de Lakhdaria, c’est bel et bien celle concernant le projet de réalisation de la piscine communale qui n’a pas encore démarré.

Déjà en 2008, lors de la visite effectuée à l’APC de Lakhdaria, la pression à ce propos était très forte, le vice-président chargé aussi des activités sportives avait confirmé de l’intention de l’institution de doter la commune d’une infrastructure sportive, mais l’enveloppe financière nécessaire à sa concrétisation n’a pas été encore reçue.

Nul ne peut rester insensible à cette exigence venant tout droit de plus de 70% de la population ; celle-ci selon quelques élus avait atteint déjà en 2008, les 50 000 âmes, mais, l’intérêt des jeunes pour la natation en salle ne fut intense que lorsqu’ils apprirent, rapporte un membre de l’exécutif “ de la nouvelle de la satisfaction d’une daïra moins peuplée que Lakhdaria d’une piscine communale”.

Deux années se sont écoulées, et la demande est devenue plus que pressante, que ce soit de la part des personnes malades auxquelles les médecins ont recommandé des séances de natation, ou tout simplement des mordus qui ne peuvent se retenir de piquer une tête dans l’eau.

Ces derniers, qu’on appelle communément les accros, se donnent rendez-vous aux alentours de l’embranchement d’entrée de Lakhdaria pour se diriger vers Boumerdès, leurs semblables très portés sur la côte bougiote se postent à la sortie et font du stop pour s’y rendre. Les week-end, on ne voit que les parasols et des glacières sur ces deux points de départs, tient à faire remarquer un chauffeur de fourgon-taxi.

Beaucoup d’entre ceux-ci n’activent pas les vendredis sur l’arrêt Belarbi, desservant les autres wilayas, ce qui fait augmenter le flux des estivants vers les endroits suscités. Ceci, toutefois ne concerne que les gens qui disposent de moyens financiers, d’autres, ceux qui n’ont pas assez de ressources se dirigent vers Acherchour Ebou Dhrar et les chutes d’eau descendant des gorges. Un moyen de se rafraîchir où on ne leur demande aucune contrepartie.

A. Chérif