Des centaines de citoyens de la localité d’Ath Iklef, dans la commune de l’ex-Maillot, ont fermé hier, les sièges de l’APC et de la daïra de M’chadallah en signe de protestation contre la pénurie d’eau potable qui perdure depuis plus de 15 jours.
“Nous avons besoin d’eau», peut-on lire sur une banderole qu’ils ont accroché à l’entrée principale de la mairie. Selon certains protestataires que nous avons rencontré sur les lieux, le problème d’eau que connaît la localité ne date pas d’hier, mais il remonte à plus d’une décennie.
“Cela fait plus de 15 ans que notre localité fait face à une pénurie des plus aigüe d’eau potable et chaque été nous nous retrouvons devant la même situation», nous a déclaré un des représentants de la population d’Ath Ikhlef. Une population qui s’interroge pourquoi après tant d’années de crise, les choses piétinent encore, et la solution au problème tarde à avoir le jour. Pourtant, comme ils nous l’ont expliqué tous les responsables qui se sont succédés à la tête de l’APC, étaient au courant de ce problème, mais personne n’a eu le courage d’y mettre un terme. Toujours à propos de cette crise d’eau, un habitant nous fera savoir que cela fait près de 8 ans que son foyer est approvisionné à l’aide d’une citerne mise à la disposition par l’APC. “Cette situation provisoire perdure depuis maintenant des années et elle devient de plus en plus intenable, surtout depuis la rationalisation de l’eau potable. Le quota de 60 litres par foyer est très en deçà des besoins journaliers car plusieurs membrescomposent le même foyer», a-t-il tenu à préciser.
Pour revenir à la pénurie qui touche la localité depuis quelques jours, des citoyens ont affirmé que celle-ci, est due à des défaillances qui touchent le réseau de distribution. “A l’origine de ces pannes, des prises d’air sur le réseau qui engendrent des refoulements d’eau. Ceci, en plus de la vétusté de certains appareils, notamment la ventouse», nous indique-t-on. Ces pannes récurrentes ont été maintes fois réparées mais cette fois, apprend-on, les services concernés ont mis du temps pour intervenir, ce qui a provoqué des coupures prolongées. Désormais, la population ne veut plus de travaux de “replâtrages” mais elle exige une solution définitive au problème. Nous apprenons par ailleurs, que les tentatives du chef de daïra d’amorcer un dialogue avec la population sont restées vaines. Même dans matinée, la demande du S. G de la daïra a essuyé le même refus de la part de la population.
Cette dernière refuse de prendre langue avec quiconque avant que l’eau ne coule de nouveau dans les robinets. A l’heure où nous mettons sous presse, les sièges de l’APC et de la daïra demeuraient encore fermés. A rappeler que jeudi denier, un important attroupement de citoyens de trois grandes localités, à savoir Ath Lebarekh, Iazougguen et Ath Ikhlef, alimentées par le même réseau AEP a été enregistré à M’chedallah. (Voir notre édition d’hier). Ces citoyens qui se plaignaient des coupures récurrentes d’eau finiront par quitter les lieux, en lançant un dernier ultimatum aux responsables concernés afin d’y remédier au problème de pénurie d’eau potable dont souffre une population de plus de 10. 000 habitants.
Djamel M.
