Connue pour être une des villes les plus chères du pays, Aïn El Hammam connaît, ces jours ci, des hausses de prix sans précédent.
La multiplication des fêtes et l’arrivée de vacanciers en grand nombre font monter la pression sur les fruits et légumes.
Les commerçants ne ratent pas l’occasion des grandes vacances pour engranger de substantiels bénéfices.
“Inutile de faire le tour des épiceries pour trouver des prix raisonnables. Les ardoises sont toutes identiques. Le seul point sur lequel ils ne trouvent pas de difficultés à s’entendre reste les prix des marchandises” révèle un père de famille qui constate l’uniformité des prix affichés sur tous les étals.
La plupart des résidants attendent généralement, les jours de marché pour s’approvisionner en fruits et légumes, frais, et surtout à des prix en deçà de ceux pratiqués sur la grande rue.
Ces derniers temps, comme s’ils devaient se plier à une quelconque injonction, les marchands ambulants se sont alignés sur leurs collègues citadins.
Samedi, premier jour de marché de la semaine, les prix affichés nous donnent un aperçu des seuils qu’ils atteindront sous peu.
On ne peut prétendre à un kilogramme de raisin ou de pêche à moins de cent dinars. Si on peut se passer de fruits, les légumes sont par contre, indispensables. La carotte observe pour le moment une certaine stabilité à quarante dinars le kilogramme pendant que la courgette amorce encore une fois, la courbe ascendante et atteint déjà les quatre-vingts dinars.
Contrairement à l’an dernier, l’oignon et la tomate récoltés en grandes quantités, semble-t-il, ne donnent pas l’impression de créer des soucis aux consommateurs inquiets, plutôt, du prix de l’aïl, à quatre-cent cinquante dinars.
On ne serait pas surpris s’il franchissait la barre fatidique des cinq cents dinars durant le mois de Ramadhan.
Un mois dont tous parlent, comme s’il devait être celui des excès. Y faisant allusion, les commerçants ne se gênent pas de nous avertir, « Vous le paierez bientôt le double ».
Les consommateurs de Michelet, plus que ceux des autres régions, savent de toute manière à quoi s’en tenir, eux qui subissent, à longueur d’année, le dictat des commerçants.
A.O.T.
