Le CEM Krim Rabah refait peau neuve
Le CEM Krim Rabah, le plus vieux et le plus ancien de la région, pour ne pas dire de toute la wilaya, a finalement bénéficié d’une réfection. En effet, à quelques jours de la rentrée scolaire, il refait peau neuve.
Après avoir été laissé à l’abandon pendant plus de trente ans. Les travaux de peinture sont achevés de même ceux des autres réparations. Bien qu’un autre collège soit prêt à Hennia, un village de la commune, on croit savoir que ledit établissement ne sera pas fermé comme il a été annoncé à plusieurs reprises. « Sa carte scolaire est établie. Il aura onze divisions pédagogiques.
Il va tout de même accueillir les élèves de la ville car ils n’ont pas où aller », nous a déclaré une source proche de ce collège. Notons que c’est ce dernier qui a formé toutes les générations après l’indépendance.
Des anciens élèves de Makouda, de Tigzirt, de Maâtkas et de nombreuses localités de la wilaya gardent toujours l’image de cet établissement notamment de son internat. D’ailleurs, nombreux sont les anciens élèves qui voudraient lancer l’association des amis du CEM Krim Rabah.
Cité des trente logements Les habitants demandent la sécurité
« C’est vraiment un enfer. On ne peut ni dormir ni sortir la nuit », nous a déclaré un habitant de la cité dite des « Trente », une cité populaire.
Notre interlocuteur évoque les noctambules qui viennent veiller dans les garages inoccupés et le manque d’éclairage public. « Dès le coucher du soleil, on ne peut sortir devant l’immeuble.
C’est l’insécurité la plus totale. Nous avons fait une réunion et nous avons décidé d’interpeller les autorités locales à ce sujet », a ajouté un autre représentant de ce collectif.
Si les habitants de cette cité se plaignent de ces manques, cela ne veut pas dire qu’ils ont toutes les autres commodités. Nos interlocuteurs nous ont signalé les accès inaccessibles vers leur cité et les gravats qui jonchent les alentours. « Des tonnes de détritus sont jetés juste à côté. Cela engendre d’ailleurs la prolifération de moustiques et autres insectes nuisibles à notre santé », nous ont-ils encore signalé.
Grande pénurie de lait
Si officiellement on parle de régler le problème de la distribution du lait en sachet, concrètement, c’est tout à fait autre chose. Pour avoir un sachet de lait, il faut jouir d’une forte corpulence ou encore d’une grande connaissance auprès des revendeurs. « C’est devenu pour nous une grande gymnastique. Il faudra non seulement se lever très tôt, mais surtout faire toutes les épiceries de la ville. Car, la distribution se fait un jour sur deux. Et il est impossible de savoir quel est le quartier qui aura cet aliment », nous a dit un habitant de la cité du Commandant Mohamed Boualouche. Le sachet de lait est servi sous le manteau comme au temps des pénuries. Pour les distributeurs, il s’agit d’une baisse de la production au niveau de la seule unité de Draâ Ben Khedda. Alors que chaque commerçant a vu son quota quotidien réduit de moitié. A deux ou trois jours du mois de ramadhan, les consommateurs commencent à s’inquiéter au plus haut point. Surtout que ce produit est si recommandé durant ce mois sacré. Certes, ils trouveront l’échange en consommant du lait en poudre, mais il faut dire que ce dernier n’est pas des moins chers. 125 g. de lait en poudre à 70 dinars c’est-à-dire le contenu d’un litre. Combien en faudra-t-il pour une famille de six à sept personnes?
Amar Ouramdane
