Cette première semaine du mois d’août est marquée par l’arrivée des premières figues fraîches et de barbarie sur les étals du marché des fruits et légumes.
En effet, même si ces fruits de saison bien de chez nous ne sont pas encore abondants, tout de même, les premiers clients les goûtent déjà. De très bon matin, de petits mômes arrivent avec leurs bidons remplis de figues. Pour les figues fraîches, elles sont cédées jusqu’à cent cinquante dinars le kilo.
« Ce sont les premières figues. Il n’y en a pas encore beaucoup. Il faut avoir beaucoup de patience pour cueillir quelques kilos.
Si j’avais quelque chose à faire, je préfèrerais les manger que de les vendre », nous dit ce jeune homme arrivant des hauteurs de Draâ El Mizan et plus précisément de Hennia. D’ailleurs, le peu de kilos présenté aux passants est vendu très tôt. « Cela coûte cher, mais il faut quand même satisfaire les enfants. Après quelques jours, ils auront d’autres fruits à croquer surtout que dans deux jours, ce sera le Ramadhan », nous répond un fonctionnaire de la cité Emir Abdelkader qui venait de débourser trois cents dinars pour deux kilos de figues fraîches. Quant aux figues de barbarie » El Kermousse », elles commencent à envahir le marché. Nombreux sont les petits enfants qui remplissent quotidiennement leurs corbeilles avant le lever du soleil. Aussi, ils les cèdent entre quarante et trente cinq dinars le kilo. « C’est très difficile d’en faire la cueillette, surtout quand il fait chaud. On se lève très tôt. Vendre jusqu’à vingt kilos par jour, c’est important pour moi. Je pourrais me permettre beaucoup de choses durant ce mois sacré », nous confie ce jeune garçon venu de Maâmar. En tout cas, beaucoup de clients préfèrent acheter ce fruit que de toucher à la pastèque ou à un autre fruit de saison. Les citadins ont la préférence pour ce fruit car ils sont nostalgiques et beaucoup d’entre eux ne pourront se rendre dans ces figueraies pour cueillir El Kermousse.
Amar Ouramdane
