M’chedallah / Raffour : Débit d’eau d’origine inconnue

Au moment où l’APC de M’cheddallah se débat dans un insoluble problème d’eau, lequel a contraint les gestionnaires de ce secteur à opter pour un sévère rationnement dans la distribution de l’AEP, à Raffour surgit on ne sait d’où, un débit important d’eau limpide acheminée par le réseau principal de l’assainissement de deux pâtés de maisons et qui débouche sur un regard du même ouvrage entre les îlots n° 56,57 et 70 à proximité de la maison du Aarch (place publique).

Le bruissement de l’eau courante, qui monte de ce regard au moment où l’eau est coupée dans ce grand village depuis plus de trente-six heures, selon des témoignages recueillis sur les lieux, alors que les deux réseaux AEP et assainissement devraient en toute logique être complètement à sec en absence d’eau, donc ce bruissement a jeté la consternation parmi les citoyens qui se sont mis à surveiller depuis plus de deux semaines, ce phénomène avant d’alerter les services de l’Algérienne des eaux (ADE) et l’APC.

Ces dernières ont réagit en dépêchant deux commissions sur les lieux et qui une fois sur place n’ont pas pu déceler la provenance de cette eau potable dans une conduite d’égout, et seraient répartis sans avoir pris aucune décision, selon nos interlocuteurs.

Arrivés sur les lieux, les citoyens qui nous ont accompagné ont soulevé le couvercle du regard pour nous permettre de constater de visu qu’effectivement un débit d’eau claire estimé à quelque 05 litres /seconde coule d’une buse et se perd inutilement dans le réseau d’assainissement. D’où vient cette d’eau au moment où cette denrée se fait très rare ?

Aucun parmi la dizaine de citoyens qui nous entourent, dont la plupart d’entre eux sont âgés et résidant dans ce quartier depuis plus de quarante ans, ne peuvent avancer une quelconque réponse ni une hypothèse valable, même dans le cas où il s’agirait d’une source provenant d’une nappe souterraine.

Par quel miracle l’eau s’est elle engouffrée dans ce réseau d’égout ? C’est un phénomène qui ressemble fort à l’histoire de “Djeha et les oignons”. Pour espérer trouver la réponse à cette énigmatique affaire d’eau, il faut impérativement passer par une opération de sondage le long de ce réseau et remonter jusqu’à… la source.

L’APC et l’ADE ne semblent pas du tout emballées par cette insolite présence d’un fort débit d’eau en ces lieux.

Ce questionnement autour de ce phénomène risque de rester longtemps sans réponse ; le suspense qui tient en haleine et inquiéte nos amis de Raffour risque de se prolonger dans le temps, l’eau continuerait à provoquer les gosiers secs et à couler à flots dans les égouts et le vent à siffler dans les robinets complètement à sec.

Beaucoup de suppositions et de commentaires iront bon train tant que le secret de ce cas relaté ne sera pas percé.

Oulaid Soualah