Thimechret pour ressusciter la solidarité

C’est à fin de perpétuer et de faire durer la solidarité ancestrale et récompenser les villageois quant à leur implication dans les affaires de la cité que cette action a été entreprise. A noter que le village de Bouzeguène est sur la voie de réaliser plusieurs projets, le centre culturel colonel Md Oulhadj, un stade de football, un projet de rénovation du réseau d’alimentation en eau potable, un réseau d’assainissement etc… Leur réalisation est au stade des travaux plus ou moins avancés. Cette fête traditionnelle, organisée entre dans le cadre d’un programme d’activités culturelles et sportives que le comité du village en collaboration avec l’Association sportive de Bouzeguène (ASB) ont tracé. Rencontres de football, exhibitions en arts martiaux, tournoi de tennis de table et des jeux d’échecs, soirée artistique remise de prix et tombola. Thimechret a donc eu lieu le vendredi où tous les villageois pouvaient assister. Trois bœufs ont été sacrifiés pour l’occasion et tous les foyers et habitants, du village ont bénéficié de leurs parts. Le dernier jour, clôturant les activités, a vu tous les citoyens se regrouper au niveau de l’école primaire pour recevoir leurs invités venus des villages avoisinants, des autorités locales, ainsi qu’une délégation de wilaya conduite par le wali. L’école primaire du village a donc été transformée en quartier général pour la circonstance. Tous les citoyens y sont, au même titre impliqués, c’est la fête du village. Pour organiser la réception des invités, des comités ont été crées, organisation, sécurité et restauration. Une ambiance bon enfant y régnait et tout un chacun est muni d’une bâche. Un déjeuner était préparé pour tous ceux qui s’y rendaient. Pour cela chaque famille était chargée de préparer sa part du couscous traditionnel qui sera en menu des invités. En ce jour de réception les femmes du villages venaient en petits groupes, certaines en famille d’autres voisines apporter leur contribution pour le déjeuner. Toutes heureuses et habillées de leurs plus beaux habits, elles avaient ajouté une ambiance festive à l’odeur de solidarité qui se dégageait. D’autre part, un groupe de marabouts, remplissait par ses prières l’atmosphère. Devant eux, les gens faisaient des dons en argent pour la circonstance. Pour immortaliser tous ces moments, beaucoup de jeunes étaient munis qui d’appareil-photo qui de camescope, et qui de caméra. La communauté émigrée était fortement présente. Venus en grand nombre cette année, ces expatriés ont eu la chance d’assister à l’événement ce qui constituent l’un des rares moments, où tous les villageois sont réunis en si grand nombre. Après une période d’absence donc ce genre de fêtes traditionnels est de retour. « Tesvyitha », « Thimechret » « lawziaâ » retrouvent leurs places parmi les activités sociales. Leurs absence, durant la décennie noire vécue par le pays avait pesé sur les habitudes et coutumes ancestrales ainsi que les consciences, notamment des plus âgés. habitués dans le passé à ce genre d’événements qui éloignent le mauvais sort, disent-ils. Ils n’ont cessé d’amputer tous les malheurs qui arrivent à leur absence.

N. Boukella