Aïn El Hammam : La place éclairée… à la bougie

L’éclairage des rues de la ville, tout comme celui des routes de la commune, en général, n’a jamais été le point fort de Aïn El Hammam.

Lorsque, par hasard, des travaux sont réalisés pour remédier à cette carence, les ruelles ne sont éclairées que le temps de la durée de la première ampoule.

Une fois grillées, les lampes ne sont que rarement remplacées.

Cependant, le commun des citoyens était en droit d’attendre, un peu de lumière à la faveur du mois de Ramadhan qui draine, en ville, des centaines de personnes, chaque soir. Si la partie haute de Michelet est éclairée bien que faiblement, le centre et l’ouest demeurent dans le noir.

Heureusement que de nombreux commerçants, par sécurité gardent une lampe allumée devant leur magasin. Jeudi soir, par dépit, des habitués de la place du marché ont pris à leur compte d’éclairer d’une manière insolite, leur lieu de rencontre.

Posées sur les barreaux, longeant la rue Bounouar, une dizaine de chandelles donnaient un aspect convivial à la veillée. Le groupe d’amis, auteur de cette initiative, nous a expliqué que leur geste, pour symbolique qu’il soit, est destiné à attirer l’attention de ceux qui sont chargés de veiller à améliorer, sans cesse, leur cadre de vie.

« Nous sommes des citoyens honnêtes et nous payons nos impôts. Exiger que nos rues soient éclairées est un droit que les autorités se doivent de satisfaire », nous dit un jeune.

Les désagréments que peut engendrer cette situation sont forts nombreux, dans une ville où les trottoirs et la chaussée ne sont que crevasses.

Des dangers menacent les passants, à tous les coins de rues. L’irréparable peut se produire, à tout moment.

On se rappelle que c’est en plein jour, qu’une vieille dame s’est fracturée l’épaule, il y a quelques jours, en butant sur des gravats.

En dehors de la ville, les routes menant aux villages demeurent dans le noir, toute l’année et ne semblent pas faire l’objet d’une quelconque attention, même en cette période de carême.

A. O. T.