Aïn El Hammam : Les informels squattent la rue

Bien que tout le monde s’en plaigne, personne n’évite de s’approvisionner chez les marchands ambulants, devenus sédentaires d’ailleurs, par la force des choses.

Ils squattent le moindre espace, pouvant leur permettre d’installer ne serait-ce qu’une table. L’extension du stand viendra peu à peu, grâce à de nombreux subterfuges dont ils sont les seuls à connaître les secrets.

Installés timidement, au départ, dans un coin du trottoir, ils ont fini par l’envahir, avant de descendre carrément sur la chaussée, la rétrécissant dangereusement.

Sur la grande rue de la ville de Aïn El Hammam, les étals installés des deux côtés, laissent tout juste le minimum d’espace, pour le passage d’un véhicule léger. Ce qui, on s’en doute, ne cesse de créer des désagréments à la population.

Les poids lourds ne traversent la rue qu’au prix de mille et une manœuvres, au risque d’écraser les clients, attirés par quelque produit et tournant le dos à la circulation.

Quant aux piétons, ils n’ont pas d’autre solution que de disputer l’asphalte aux automobilistes dépités.

Les sachets, les cartons abandonnés ou les fruits et légumes avariés, accumulés dans des coins, donnent une impression de saleté à nulle autre pareille.

Comme partout ailleurs, le commerce informel est devenu une plaie contre laquelle, il n’ y a d’autre remède que la création d’emplois décents.

Peu de commerçants à la sauvette accepteraient d’abandonner « leur rue » pour s’investir dans ces nouveaux postes « bidon » de l’IAIG.

Des solutions, pouvant contenter les concernés et faire de la rue un lieu propre et accueillant existent.

En effet, les aires récupérées de la destruction, des bâtiments de la place du marché peuvent être aménagées. Bétonnées et délimitées en boxes, elles pourraient donner un autre visage au centre de Michelet. A moins que ces futures esplanades aient déjà d’autres destinations.

A. O. T.